Bretagne: Comment un festival né d’une utopie est devenu la Mecque de la photographie

CULTURE Le petit village de la Gacilly accueille chaque été plus de 300.000 visiteurs…

Camille Allain

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Les images exposées au festival photo de La Gacilly sont tirées en grand format et présentées en extérieur. Lancer le diaporama
Les images exposées au festival photo de La Gacilly sont tirées en grand format et présentées en extérieur. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le festival photo de La Gacilly se tient chaque été dans le Morbihan depuis 15 ans. Il a accueilli 350.000 visiteurs l’an dernier.
  • Né « d’une utopie » selon son cofondateur Jacques Rocher, l’événement met à l’honneur les plus grands photojournalistes du monde.
  • La 15e édition qui débute ce vendredi mettra à l’honneur La Terre en questions. « Comme un compte rendu de l’état de la Terre », selon directeur du festival qui défend la cause environnementale.

C’est un petit village de 2.200 habitants, niché au cœur du Morbihan. Appréciée pour ses maisons en pierre et ses venelles fleuries, La Gacilly a pris une autre dimension depuis qu’elle accueille son festival de photographie.

Depuis la première édition il y a quinze ans, l’événement n’a fait que grandir, accueillant plus de 350.000 visiteurs en quatre mois l’an dernier. « C’est parti d’une utopie. Qui aurait pu croire qu’exposer des photos en extérieur en plein territoire rural puisse avoir un tel succès. C’est incroyable », lâche Jacques Rocher, maire de la commune et fils de l’industriel local Yves Rocher.

En quinze ans, La Gacilly aura ainsi vu déferler plus de trois millions de curieux, venus découvrir le travail des plus grands photographes de la planète : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Robert Capa ou Steve McCurry… Ils sont plus de 300 artistes à avoir testé le grand format exposé à l’air libre. « A l’heure de la crise du photojournalisme et de l’émergence d’Instagram, nous voulons garder cette exigence de qualité », martèle Cyril Drouhet, commissaire du festival.

Une petite fille devant les clichés de Vincent Munier exposés au festival photo de La Gacilly.
Une petite fille devant les clichés de Vincent Munier exposés au festival photo de La Gacilly. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Thomas Pesquet et un bouddhiste

Toujours très beaux mais bien souvent tristes, les clichés mettent chaque année à l’honneur les peuples et la nature. Pour ses quinze ans, le festival a décidé de se pencher sur « la Terre en questions ». « C’est comme un compte rendu de l’état de la Terre. On aurait aimé que la situation environnementale s’améliore depuis la création du festival. Mais ce n’est pas le cas, donc nous allons continuer de montrer cette planète malade. Nous voulons aussi montrer le progrès comme motif d’espoir », détaille le directeur de l’événement Auguste Coudray.

A compter de vendredi, 28 expositions montrant le travail de 31 photographes seront à découvrir dans les ruelles du petit village du Morbihan. L’astronaute Thomas Pesquet, le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou le grand reporter animalier Nick Nichols sont attendus pour cette quinzième édition.