RGPD: 12.000 civils portent plainte car on ne leur a «pas laissé le choix»

CONSENTEMENT Depuis l'entrée en vigueur du RGPD, cing plaintes ont été déposées en France au CNIL pour « exploitation illégale des données numériques »...

Stacie Arena

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Max Schrems à la Cour de Justice Européenne au Luxembourg le 6 octobre 2015.
Max Schrems à la Cour de Justice Européenne au Luxembourg le 6 octobre 2015. — Sipa Press

Peut-être avez-vous vécu ce tournant numérique de la même manière ? Selon l’association NOYB ( None of your Business ) créée par l’autrichien Max Schrems, les nouvelles procédures imposées par le RGPD ne respectent toujours pas la privacité et le consentement de ses utilisateurs.

Le jour même de l'entrée en vigueur du nouveau réglement, NOYB déposait aussitôt plainte contre quatre entreprises auprès des autorités de protection des données personnelles de Paris pour l’entreprise Android, celle d’Autriche pour Facebook, Hambourg pour Whatsapp ou encore la Belgique pour Instagram.

« Les utilisateurs n’ont pas eu le choix »

Le motif ? Max Schrems accuse ces entreprises de «  forcer le consentement » de ses utilisateurs. En effet, le jeune activiste a souligné l’hypocrisie du processus qui tend à vous laisser le choix entre accepter les nouvelles conditions d’utilisation… ou de désinstaller le programme ou l’application, considérant que si vous continuez de surfer sur l’appli, vous êtes donc d’accord. Facile, non ?

Max Schrems est un habitué des débats qui tournent autour de la protection de la vie privée sur Internet puisqu’en 2015, son opposition massive contre l’accord Safe Harbor (un accord qui permettait aux entreprises européennes de transférer les données personnelles récoltées vers les Etats-Unis) a permis l’annulation définitive de cet accord entre les deux pays.

Une amende « la plus élevée possible »

En France ce n’est pas NOYB qui prend la défense des internautes, mais La Quadrature du Net qui n’a pas attendu plus de deux jours pour faire valoir cinq plaintes collectives. A elles cinq, elles réunissent environ 12.000 personnes qui accusent Google, Apple, Facebook, Amazon et LinkedIn d’exploiter illégalement les données personnelles de ses utilisateurs.

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