Journée mondiale du livre: «Lire, c'est comme respirer, c'est vital»

VOUS TEMOIGNEZ Nos internautes témoignent à l'occasion de la Journée mondiale du livre...

Nils Wilcke
— 
La passion des Français pour les livres ne se dément pas.
La passion des Français pour les livres ne se dément pas. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
  • Qu'ils soient des lecteurs «compulsifs» ou occasionnels, les Français continuent de lire.
  • Le papier reste de loin le format privilégié, même si le numérique gagne du terrain. 

« Lire, c’est comme respirer, c’est vital », explique Jules, qui a répondu à notre appel à témoignages à l’occasion de la Journée mondiale du livre. A son image, les Français restent de «grands lecteurs»: selon une étude Ipsos publiée par le Centre national du livre en 2017, 91 % des sondés se considèrent comme tels.

C’est le cas d’Isabelle, qui se décrit comme « une lectrice compulsive » au rythme de « deux livres par semaine en moyenne », tandis qu’un autre internaute confie en lire « de trois à quatre par semaine » ! Baptiste confie également acheter « beaucoup de livres », quitte à les poser « dans un coin » pour en reprendre la lecture plus tard. Audrey, elle, lit régulièrement : « un livre par semaine en moyenne » tout de même.

Le livre papier plébiscité

Côté format, le papier fait de la résistance et reste en tête : « C’est une question de ressenti, explique Jules. J’aime sentir la texture du livre sous mes doigts ainsi que son odeur. Chaque papier a une odeur particulière. » Cela étant, la lecture numérique grignote du terrain chaque année : la part de lecteurs numériques est ainsi passée de 19 à 24 % entre 2015 et 2017.

« J’ai une liseuse pour ne pas trimballer 15 tonnes de livres avec moi pour les vacances, témoigne Isabelle, mais j’aime toujours le bon livre papier. » Johanna continue d’acheter ses livres dans les librairies ou les librairies des gares, quand le titre du livre lui plaît et parce que l’« on peut y rencontrer des petites merveilles ».

Des goûts éclectiques

Si Johanna devait emporter un livre avec elle dans un endroit où il n’y aurait aucun autre livre, une île déserte par exemple, ce serait un thriller : La vérité sur l’affaire Harry Quebert, de Joël Dicket. Les lectrices et les lecteurs de 20 Minutes ont des goûts éclectiques : romans, polars, heroïc fantasy, essais… Tous les genres littéraires sont de la partie.

Baptiste, lui, recommande La véritable histoire de Gribouille, un conte philosophique de George Sand qui « brasse des thèmes universels comme la mort et la renaissance permanente des choses ». Audrey conseille de lire (ou relire) Deux ans de vacances, du célèbre Jules Vernes pour « les aventures extraordinaires que vivent les personnages qui éloignent du train-train quotidien ».

Les auteurs américains sont également très appréciés. Murielle ne partirait pas sans la collection complète des romans policiers de Patricia Cornwell. Isabelle est tombée sous le charme de La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, un récit « touffu, drôle et absurde » et une féroce critique sociale toujours d’actualité. Jérôme, lui, prendrait avec lui La maison du bout du monde de Michael Cunningham. Enfin, Océan mer, d’Alessandro Baricco, est l’un des coups de cœur de Charlotte parce que « s’il faut vivre sur une île, entouré de flotte, autant apprendre à la contempler ».

>> A lire aussi : Journée mondiale du livre: Quel livre emmèneriez-vous sur une île déserte?

>> A lire aussi : VIDEO. Zep: «L’homme a énormément à apprendre des arbres»