« La Traversée »: La croisière s'amuse sauf pour Lucien Jean-Baptiste entouré d'ados

PLOUF ! Lucien Jean-Baptiste évoque son rôle d'éducateur désabusé dans «La Traversée», comédie en salle ce mercredi

Caroline Vié
Lucien Jean-Baptiste et Alban Ivanov dans «La Traversée» de Varante Soudjian
Lucien Jean-Baptiste et Alban Ivanov dans «La Traversée» de Varante Soudjian — Metropolitan FilmExport
  • Deux éducateurs emmènent une bande d’ados déscolarisés en croisière, mais le voyage se complique entre adultes et jeunes dans cette comédie bon enfant.
  • « La Traversée » de Varante Soudjian prône le respect avec autant d’humour que de bienveillance.

Emmener un groupe d’ados déscolarisés pour voguer quinze jours sur la Méditerranée n’est pas de tout repos. C’est que raconte La Traversée, une comédie signée Varante Soudjian. Des éducateurs incarnés par Audrey Pirault et Lucien Jean-Baptiste en font les frais. « On force un peu le trait pour le plaisir de faire rire, explique ce dernier à 20 Minutes. Mais ce que décrit le film correspond à une réalité. »

Les choses ne sont pas toujours évidentes entre les jeunes, leurs moniteurs et le capitaine du bateau, un ancien policier un brin xénophobe joué par Alban Ivanov. « J’ai aimé le côté généreux du scénario, insiste Lucien Jean-Baptiste. Je trouve important de montrer que les choses peuvent souvent s’arranger quand on prend la peine de se parler. Cette comédie célèbre le pouvoir du dialogue. »

Une vague de bienveillance

Ateliers improvisés, prises de becs, magouilles et autres petits arrangements sont invités à bord tant par les adultes que par les jeunes et ça barde souvent. « Le film montre la lassitude de certains éducateurs usés par les difficultés, comme celui que je joue, et le feu sacré qui en anime d’autres, tel le personnage incarné par Audrey Pirault », explique Lucien Jean-Baptiste. Ces aventures maritimes n’angélisent personne mais rendent tout le monde attachant avec une vraie dose de générosité.

« La bienveillance de l’ensemble est ce qui m’a attiré vers ce projet, reconnaît le comédien. Varante Soudjian et son coscénariste Thomas Pone ont choisi les bons ingrédients pour faire réfléchir sur la société actuelle sans pour autant se montrer agressifs dans leur démarche. »

Un dépaysement qui fait sourire

Ce côté bon enfant séduit le spectateur qui s’attache à des héros très humains dans leurs faiblesses comme dans leurs forces. « Personne ne devient violoniste virtuose, ni n'as de la rhétorique à la fin du film, déclare Lucien Jean-Baptiste. On parle de gens comme tout le monde, essayant de faire de leur mieux et apprenant à se respecter les uns les autres au fil de leur périple. » Toutes et tous rentreront au port plus mûrs et plus respectueux.

Pour autant, La Traversée est avant tout destiné à faire sourire et s’acquitte de cette mission sans perdre le cap. « Le côté social ne doit pas faire oublier les qualités cinématographiques d’un film qui est fait pour être vu tous ensemble dans une salle de cinéma », martèle Lucien Jean-Baptiste. On prend un vrai plaisir à embarquer avec lui pour un voyage riche en gags et en péripéties qui fleurent bon la camaraderie.