Festival de Cannes : Ruben Ostlund pourrait se « faire à l’idée » de recevoir une seconde Palme d’or

LAURIERS Palmé d’or en 2018 pour « The Square », le réalisateur suédois rêve d’un nouveau trophée pour « Sans filtre »

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
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De gauche à droite l'actrice danoise Vicki Berlin, l'acteur américain Woody Harrelson, le réalisateur suédois Ruben Ostlund, l'actrice sud-africaine Charlbi Dean et l'acteur britannique Harris Dickinson lors du photocall du film "Sans filtre" le 22 mai à Cannes
De gauche à droite l'actrice danoise Vicki Berlin, l'acteur américain Woody Harrelson, le réalisateur suédois Ruben Ostlund, l'actrice sud-africaine Charlbi Dean et l'acteur britannique Harris Dickinson lors du photocall du film "Sans filtre" le 22 mai à Cannes — AFP
  • Ruben Ostlund signe un film aussi caustique que féroce avec « Sans filtre ».
  • Cette satire pourrait séduire le jury de Vincent Lindon.
  • Le réalisateur suédois sait déjà où il placerait son trophée s’il l’obtient.

Le réalisateur suédois Ruben Ostlund, venu présenter Sans filtre en compétition à Cannes, n’a pas froid aux yeux mais il a le sens de l’humour. « Je crois que je pourrais très bien me faire à l’idée de recevoir une seconde Palme d’or même si je n’ose pas trop y penser », confie-t-il d’un air malicieux à 20 Minutes. Il en avait déjà reçu une pour The Square en 2018.

Sans filtre pourrait vraiment amuser le jury présidé par Vincent Lindon. Cette satire féroce parle d’influenceurs, de mode, de classes sociales mais surtout d’argent avec une férocité réjouissante. Il faut avoir le cœur bien accroché pour certaines séquences, mais c’est aussi ce qui fait le charme du réalisateur. Il revient sur la Croisette pour la cinquième fois, fort détendu. « C’est amusant comme tout d’être ici avec tout le monde du cinéma qui peut voir votre travail, reconnait-il. Comment ne pas avoir envie d’aller à Cannes ? »

Des projets pour la Palme

Ruben Ostlund n’hésite d’ailleurs pas à avouer qu’il écrit ses films en pensant au Festival de Cannes. « C’était déjà le cas pour The Square reconnaît-il. J’ai mis cinq ans à écrire Sans filtre en imaginant la projection devant un public en tenue de soirée dans la grande salle cannoise. Je chantonnais même la musique » Il est impossible de prédire quelle récompense pourrait récompenser ce film très caustique, qui a été bien reçu lors de sa projection officielle. Quant à Ruben Ostlund, il sait déjà où il mettrait sa nouvelle palme potentielle : « Dans la chambre de mon fils de 8 mois ! » Il a décidément tout prévu !