Festival de Cannes : La folle journée de Tom Cruise jusqu'à la projection de «Top Gun : Maverick»

STAR Accueilli comme une superstar au Festival de Cannes, Tom Cruise était l’objet de toutes les attentions avant la projection de « Top Gun : Maverick »

Caroline Vié
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Tom Cruise pendant le photocall du film "Top Gun : Maverick" le 18 mai 2022 au Festival de Cannes. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP)
Tom Cruise pendant le photocall du film "Top Gun : Maverick" le 18 mai 2022 au Festival de Cannes. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) — AFP
  • Tom Cruise était à Cannes ce mercredi pour présenter la suite de « Top Gun » hors compétition.
  • Si la star a snobé les médias en refusant interviews et plateaux télé, elle a quand même optimisé sa journée pour le plus grand bonheur de ses fans, des photographes et des festivaliers.
  • Tom Cruise n’a pas été avare d’anecdotes sur sa carrière lors d’un rendez-vous en public qui ne s’est terminé qu’une heure avant la montée des marches de « Top Gun : Maverick ».

On l’attendait sur la Croisette et il n’a pas déçu ! Tom Cruise est apparu très chic au photocall de Top Gun : Maverick de Joseph Kosinski, projeté ce soir hors compétition au Festival de Cannes. Il était plus détendu encore face aux questions de Didier Allouch lors d’une rencontre devant mille personnes enthousiastes. La star avait pris le temps de se changer et de troquer son costume bleu pour un pull nettement plus cool, mettant bien ses muscles en valeurs.

Tom Cruise n’a pas été avare en confidences sur son métier. Le casse-cou connu pour effectuer ses cascades lui-même reconnaît avoir peur quand il met sa vie en danger, une habitude qu’il a prise à l’âge de 4 ans : « J’ai sauté de la fenêtre de ma chambre avec un parachute que j’avais fabriqué à partir de mes draps, se souvient-il. Heureusement, le sol était mouillé et je ne me suis pas tué, mais j’ai vu trente-six chandelles pour la première fois sans compter ce qu’a dit ma mère en voyant l’état des draps ! »

L’amour du risque

Pour autant, l’acteur admet volontiers aimer prendre des risques. « Est-ce qu’on demandait à Gene Kelly pourquoi il dansait et chantait dans ses films ?, s’interroge-t-il. Les cascades sont mon domaine d’expertise et je peux ainsi offrir une expérience immersive aux spectateurs parce que je sais comment je suis filmé. » Depuis ses débuts dans Taps d’Harold Becker, Tom Cruise a appris son métier sur les plateaux, questionnant inlassablement les techniciens de tous les postes pour comprendre comment fonctionne le cinéma. « Apprendre, toujours apprendre, c’est ce en quoi je crois, même si je me trompe, je sors toujours d’un projet, fort de ce que j’ai appris en le concrétisant. »

Ce que souhaite Tom Cruise par-dessus tout, c’est de faire plaisir au public. « C’est ma principale préoccupation, je veux toujours faire mieux pour satisfaire les spectateurs, martèle-t-il. Je ne pense pas à court terme. Ce n’est pas seulement le week-end de la sortie qui m’intéresse, mais la carrière du film sur la durée. » Pour Tom Cruise, les longs-métrages doivent d’abord sortir en salle, même s’il accepte qu’ils poursuivent leurs vies sur d’autres supports. « Je fais mes films pour le grand écran, insiste-t-il. Et je vais beaucoup en salle, caché sous une casquette. J’adore regarder les bandes-annonces… »



Le réalisateur Christopher McQuarrie prétend que « dès que Tom Cruise a atteint un but, il s’en invente un autre ». L’intéressé ne proteste pas et avoue imaginer tout le temps de nouvelles histoires. Le travail est tout pour ce bosseur qui ne veut pas que le public s’en rende compte. « J’essaie plein de choses et tant pis s’il y a du déchet, commente-t-il. Le spectateur ne doit pas être conscient de nos efforts. » Top Gun : Maverick témoigne de cette exigence et on peut penser que le film connaîtra ce soir un triomphe à Cannes avant que Tom Cruise ne s’envole pour de nouvelles aventures.