Festival de Cannes : La 75e sélection officielle dévoilée ce jeudi

PALME D'OR Le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, annoncera la liste des élus à 11 heures dans un cinéma des Champs-Elysées

20 Minutes avec AFP
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La palme d'or, récompense ultime du Festival de Cannes
La palme d'or, récompense ultime du Festival de Cannes — SYSPEO

Le monde du cinéma démarre une journée pleine de suspense. Le 75e Festival de Cannes dévoile en effet ce jeudi à 11 heures sa sélection officielle.

La traditionnelle conférence de presse, dans un cinéma des Champs-Elysées, où le délégué général, Thierry Frémaux, annoncera la liste des élus, est plus attendue que jamais : à un mois du coup d’envoi en haut des marches, quasiment aucune information n’a filtré sur cette édition. Au-delà de la sélection, les organisateurs pourraient également lever le voile sur l’identité de celui ou celle qui succédera à Spike Lee à la présidence du jury.

Plus de 2.000 films espèrent gravir les marches

« 75 éditions du Festival de Cannes, c’est une grande étape. Cet anniversaire va se dérouler dans des circonstances particulières : la pandémie, la guerre en Ukraine, un monde qui a changé et va encore changer », a souligné Thierry Frémaux dans une interview à Variety. « La sélection officielle reflétera ce qui ne changera jamais : l’art du cinéma ».

Plus de 2.000 films ont été soumis, dont une vingtaine pourront briguer la Palme d’Or, après le sacre aussi décoiffant que clivant de la Française Julia Ducournau, l’an dernier, pour son œuvre gore et féministe Titane.

L’Ukraine pourrait avoir sa tribune

Le Festival, qui retrouve ses dates habituelles d’avant la pandémie -du 17 au 28 mai- et entend renforcer son écho médiatique et sur les réseaux sociaux au-delà de la France en remplaçant Canal+, partenaire historique, par un attelage France Télévisions-Brut-TikTok, pourrait offrir une tribune à des cinéastes ukrainiens, ou à des Russes en rupture avec le régime de Vladimir Poutine. Après l’invasion en Ukraine, Cannes a d’ailleurs immédiatement annoncé qu’il n’accueillerait pas de « délégations russes » officielles, mais pourrait inviter des cinéastes réputés comme Kantemir Balagov (Tesnota), 30 ans, qui a fui la Russie, ou son aîné Kirill Serebrennikov (Leto). Côté ukrainien, on pourrait notamment compter sur Sergueï Loznitsa.

A l’écran, de grands noms sont murmurés, dont David Cronenberg, avec un film de science-fiction horrifique, ou encore les frères Dardenne, qui pourraient tenter une troisième Palme d’Or, après Rosetta et L’Enfant. Sont également évoqués le Suédois Ruben Ostlund, Palme d’Or 2017, qui dissèque à nouveau les mœurs contemporaines dans Triangle of Sadness, l’ambitieux projet de Terrence Malick sur la vie du Christ, et quelques réalisatrices, dont l’Américaine Kelly, ou les Françaises Rebecca Zlotowski et Alice Winocour, chacune pour des films avec la Franco-Belge Virginie Efira, par ailleurs maîtresse des cérémonies d’ouverture et de fermeture.

Clap de fin pour Pierre Lescure

Parmi les autres points qui seront scrutés : la relation avec les plateformes de streaming, dont l’importance continue de s’accroître mais qui n’ont pas droit de cité dans la compétition cannoise si elles ne sortent pas leurs films dans les salles françaises, ou les orientations qu’entend prendre le festival après cette ultime édition présidée par Pierre Lescure, qui passera la main en juillet à une juriste, Iris Knobloch, ex-WarnerMedia.

Hors compétition, le Festival a déjà annoncé la présence de Tom Cruise, de retour dans le cockpit pour présenter, 35 ans après, une suite au mythique Top Gun, et le biopic très attendu Elvis par Baz Luhrmann.