« Trois fois rien » : Trois SDF gagnent au Loto et ça donne un film très rigolo

COMEDIE Humour et tendresse sont au menu de la comédie farfelue « Trois fois rien » en salle ce mercredi

Caroline Vié
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Philippe Rebbot, Antoine Bertrand et Côme Lanvin dans «Trois fois rien» de Nadège Loiseau
Philippe Rebbot, Antoine Bertrand et Côme Lanvin dans «Trois fois rien» de Nadège Loiseau — Caroline Dubois/Le Pacte
  • Trois sans-abri jouent ensemble et gagnent au Loto, mais comment toucher l’argent quand on n’a ni papier, ni adresse, ni compte en banque.
  • « Trois fois rien » brode autour de Philippe Rebbot, Antoine Bertrand et Côme Lanvin pour un petit bijou de comédie tendre.

Ils ont joué au Loto et ils ont gagné.  Philippe Rebbot (L'amour flou), Antoine Bertrand et Côme Lanvin incarnent un trio de sans-abri pour Trois fois rien de Nadège Loiseau. Mais il n’est pas facile de toucher un (très gros) chèque quand on n’a ni papiers, ni adresse, ni compte en banque !

« Je trouve important que la comédie s’empare de sujets durs, reliés à notre quotidien, et qu’elle fasse rire malgré la gravité des situations évoquées » déclare Nadège Loiseau dans le dossier de presse. La réalisatrice du Petit locataire renoue avec ses acteurs complices pour une comédie sociale originale. Karin Viard, héroïne de son précédent film, fait aussi une apparition surprise dans ce film revigorant.

Une alchimie parfaite

Même le chien, délicieusement baptisé « Connard », se met à l’unisson du délire général quand les complices sont contraints de cohabiter avant de pouvoir récupérer leurs sous. Ils découvrent ainsi qu’une vie plus rangée n’est pas toujours facile. La fantaisie pure prend parfois un ton plus grave car Nadège Loiseau creuse profond dans ses personnages laissant apparaître leur passé et leurs aspirations. Il y a du cinéma dans Trois fois rien qui évolue en apesanteur pour trouver l’alchimie parfaite entre des comédiens qui ne tombent à aucun moment dans la caricature.

La réalisatrice a humé l’air du temps qu’elle restitue en le parfumant d’une bienveillance exempte de mièvrerie. Parvenir à montrer à la fois la dureté du monde et la douceur qu’elle peut générer était un défi que cette œuvre touchante relève brillamment. Il suffit parfois de Trois fois rien pour mettre le spectateur en joie.