« Moonfall »: Avec Roland Emmerich, le cinéma catastrophe est aussi frappadingue que réaliste

DESTRUCTION MASSIVE La Lune menace de s’écraser sur la Terre dans le fort réjouissant « Moonfall » signé Roland Emmerich, en salle ce mercredi

Caroline Vié
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«Moonfall» de Roland Emmerich
«Moonfall» de Roland Emmerich — Metropolitan Film Export
  • La Lune se rapprochant dangereusement de la Terre, scientifiques et astronautes parviendront-ils à empêcher l’anéantissement de notre planète ?
  • Roland Emmerich s’amuse dans son nouveau film « Moonfall » et sa joie est communicative.

Ce qui est bien avec les films catastrophe de Roland Emmerich, c’est qu’on sait ce qu’on va voir et on l’obtient. Moonfall ne fait pas exception. C’est du grand « n’importe quoi ». Cette fois, comme le titre l’indique, la Terre a rendez-vous avec la Lune. De façon plutôt brutale.

Le réalisateur d’Independence Day, du Jour d'après et de 2012 sait y faire quand il s’agit de malmener notre planète. Il ne s’en lasse pas et le spectateur non plus, tant il est jouissif d’assister à cette destruction massive tandis que des héros incarnés par  Halle Berry,   Patrick Wilson et John Bradley (Game of Thrones) tentent de sauver les meubles.

En collaboration avec la NASA

« Certains estiment que la lune n’est pas un objet naturel, explique le réalisateur dans le dossier de presse. Je me suis dit que c’était un postulat intriguant pour un film. Que se passerait-il si cet objet tombait sur la Terre ? » La réponse, peu scientifique, est que ça ferait des dégâts. Le seul espoir vient d’une poignée d’astronautes intrépides et de scientifiques plus ou moins frappadingues pour tirer l’humanité de ce mauvais pas. Tandis que de méchants militaires veulent faire tout sauter, une solution qu’ils semblent toujours prêts à favoriser quels que soient les soucis auxquels ils sont confrontés.

De mauvais esprits pourraient en conclure que Roland Emmerich ne s’attache pas au réalisme. C’est mal connaître le réalisateur qui s’est assuré les services de la Nasa, ravie de voir ses employés glorifiés dans une fiction farfelue, certes, mais les présentant comme des héros prêts à tous les sacrifices. L’agence américaine a même prêté des fusées pour les décors et fourni un conseiller technique pour aider les acteurs à reproduire précisément les gestes des astronautes. La Nasa a également donné des photos haute définition de la Lune et accepté de laisser l’équipe utiliser son logo.

Un cocktail de délire

Là s’arrête l’aspect sérieux de Moonfall qui entremêle joyeusement raz-de-marée, chute de météorites, voyages spatiaux, théories fumeuses et autres fantaisies pour donner une œuvre franchement réjouissante destinée avant tout à donner de bonnes décharges d’adrénaline au spectateur. Roland Emmerich s’amuse toujours autant à tout casser et on a l’impression d’être invité chez lui pour partager ses jouets. Moonfall n’a pas d’autre ambition que cela mais la remplit parfaitement.