Festival de Gérardmer : Edgar Wright, un cinéaste qui aime le cinéma de genre et les glaces en cornet

FESTIVAL Ce cinéphile enthousiaste, réalisateur de « Shaun of the Dead » et de « Last Night in Soho », est l’invité d’honneur de la manifestation

De notre envoyée spéciale à Gérardmer, Caroline Vié
Edgar Wrigth à Gérardmer
Edgar Wrigth à Gérardmer — Caroline Vié/20 Minutes
  • Edgar Wright profite du Festival de Gérardmer pour voir des films.
  • Le 7e Art passionne toujours autant ce cinéphile enthousiaste, qui aime parsemer ses œuvres de références à celles d’autres cinéastes.
  • Les glaces en cornet ont aussi une grande importance dans sa filmographie.

Edgar Wright adore le cinéma de genre qui le lui rend bien. Invité d’honneur du  Festival de Gérardmer, le cinéaste  britannique avait pour principale ambition de voir le plus de films possibles pendant la manifestation. « Je suis un cinéaste cinéphile, confie-t-il à 20 Minutes. J’ai commencé à faire du cinéma parce que j’aime voir des films. »

Parmi les films de genres qu’il a réalisés, la « trilogie Cornetto » (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde), signée entre 2004 et 2013 en collaboration avec l’acteur  Simon Pegg, fait partie des favorites des fans. « C’est venu du fait que manger ces glaces était le meilleur moyen de faire passer ma gueule bois quand j’étais étudiant, se souvient-il. Ça a commencé avec Shaun of the Dead. Comme il y avait des glaces à l’avant-première, Simon et moi avons continué à en mettre dans les deux films suivants pour pouvoir continuer à manger des Cornettos gratuits ! » La trilogie se décline en trois parfums : Classic, Fraise et Menthe.


Références et prouesses techniques

Plus encore que les cornets de glace, Edgar Wright aime le cinéma de genre. « Cela m’agace quand on me dit que je fais des parodies, précise-t-il. Je ne me moque pas : je rends hommage à des films que j’adore. » C’est tout autant le cas pour  Scott Pilgrim que pour Baby Driver ou le tout récent Last Night in Soho. « J’ai grandi dans une petite ville anglaise où voir des films était la seule façon de m’échapper, insiste-t-il. J’aime que le spectateur retrouve ce côté escapiste ce qui me permet de parler de choses sérieuses sans en avoir l’air. » Invasion de zombies ou d’extraterrestres, hold-up ou communication avec les esprits sont autant de façon d’évoquer l’amitié, la loyauté ou le passage à l’âge adulte.

« Mon but est de mettre en avant le jeu des acteurs même si cela doit rendre les séquences plus difficiles à tourner. J’essaie de filmer en direct le plus possible et de n’utiliser les effets numériques que si je ne peux pas faire autrement », dit Edgar Wright. Il se délecte à réaliser des cascades ahurissantes comme celles de Baby Driver ou des plans séquences brillants, comme pour Last Night in Soho.

Cinéaste virtuose, il prend un malin plaisir à parsemer ses œuvres de références à celles d’autres cinéastes. « Au fond, je n’ai pas tant changé depuis que je faisais mes films Super 8 quand j’étais gamin, avoue-t-il. Je m’amuse toujours autant mais je bénéficie juste de plus gros budgets ! » Edgar Wright sait les mettre à profit pour le plus grand plaisir du spectateur.