« Scream » : Le nouveau film rend un hommage sanglant et ludique à la saga

TU SPOILES TU MEURS Près de 25 ans après le premier film, et 10 ans après le quatrième et dernier en date, un nouveau « Scream » débarque en salle, pour rendre hommage et relancer la saga

Vincent Jule
— 
Est-ce que Jenna Ortega va revivre la scène d'ouverture de « Scream » dans... « Scream » ?
Est-ce que Jenna Ortega va revivre la scène d'ouverture de « Scream » dans... « Scream » ? — Paramount Pictures
  • Scream sort mercredi en salle en France, et comme ne l’indique pas son titre, il s’agit du cinquième film de la saga… et le premier d’une nouvelle ère ?
  • Le casting original, composé de Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette, est de retour, accompagné d’une nouvelle génération de personnages
  • Le film rend un hommage à la saga devenue culte, ainsi qu’à son réalisateur disparu Wes Craven, et continue sa mise en abîme sur le genre et sur Hollywood

« Quel est ton film d’horreur préféré ? » La voix et la question restent la même, mais la réponse pourrait être différente. En effet, 25 ans séparent Scream de… Scream ! Ce n’est pas un hasard si le nouveau film de la saga horrifique se passe de numéro (c’est le cinquième), car il se présente comme une suite et un revival. A l’instar des récents  Halloween. Les stars et survivants Neve Campbell, Courteney Cox et David Arquette sont donc bien de retour, jusque dans  les bandes-annonces et sur les affiches donc ce n’est pas un spoiler, mais le film prend aussi la peine de présenter une nouvelle génération de personnages. En premier desquels Sam Carpenter (Melissa Barrera), jeune femme obligée de revenir à Woodsboro à la suite d’une tragédie et alors qu’un tueur affublé du masque de Ghostface sévit.

La mise en abîme continue

Difficile d’aller plus loin sans effleurer une histoire qui gagne à être découverte vierge de toute information mais qui mérite également de revoir au moins le premier film. Ainsi que quelques incontournables de l’horreur moderne, voire de la pop culture. Connue pour son côté méta et ultraréférentiel, la saga continue ici de mettre en scène, et en abîme, les codes et l’évolution d’un cinéma, d’une industrie et maintenant d’une communauté. Comme pouvait le faire Scream 2 autour de la notion de suite, et l’avaient peut-être un peu oublié Scream 3 et 4.

Jeu de massacre ou jeu de piste ?

Mais Scream reste également un pur slasher. De ce point de vue, les réalisateurs Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin (Wedding Nightmare) avaient la lourde tâche de succéder à Wes Craven,  disparu en 2015. A part lors de la scène d’ouverture, ils n’essaient même pas de singer sa mise en scène, et ce que le film perd en tension et découpage, il le gagne en violence et brutalité. Peut-être un signe des temps.

Mais la nouvelle équipe créative derrière ce Scream, dont le créateur original Kevin Williamson, semble finalement moins intéressée par le jeu de massacre que par le jeu de Cluedo. Whodunit ? Le plaisir ludique est réel, le film en a conscience et en joue, et à la fin… « Hello Vincent. Tu veux jouer à un jeu ? Tu spoiles, tu meurs. »