« Princesse Dragon » : Pourquoi la fille du reptile cracheur de feu va faire craquer petits et grands

ANIMATION Le studio français Ankama offre une belle réussite animée avec le dynamique « Princesse Dragon » en salle ce mercredi

Caroline Vié
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«Princesse Dragon»: La fille du reptile cracheur de feu va faire craquer petits et grands — 20 Minutes
  • « Princesse Dragon » ressemble à une vraie jeune fille, mais c'est la fille d’un reptile cracheur de feu.
  • Son amitié pour une princesse humaine va les faire grandir toutes les deux.
  • Leurs aventures animées sont aussi poétiques que rythmées.

Un pur bonheur made in France. Le film d'animation Princesse Dragon, issu du studio Ankama, raconte l’histoire de Poil, gamine aux cheveux verts et à l’allure humaine qui crache des flammes comme son papa dragon possède tous les atouts pour séduire les plus petits comme les adultes.

« J’ai écrit ce film pour mes filles, explique l'un des deux réalisateurs Anthony Roux à 20 Minutes. Poil est une enfant courageuse, mi-fille, mi-dragon, mais elle se réfugie dans son œuf dès qu’on la sort de sa zone de confort. C’est là qu’elle apprend à grandir. » L’amitié que la fillette entretient avec une princesse humaine au caractère bien trempé les aide toutes deux à mûrir.

Une héroïne pleine de vie

Poil, c’est un nom orignal pour une héroïne et cela la rend encore plus attachante. « Son père dragon l’appelle ainsi à cause de sa crinière verte : il n’avait jamais vu de dragon avec des cheveux, explique Anthony Roux. Il ne sait que faire de cette enfant hybride qui ne ressemble pas à ses frères. » L’amour parental est l’un des sujets abordé par le film qui offre de beaux personnages secondaires comme une sorcière maline et un prétendant exaspérant que la princesse a tôt-fait d’envoyer promener. « Nous n’avons pas cherché à faire passer un message féministe, insiste le cinéaste, mais il est certain que les filles du film sont fortes. »

Pour ce conte tonique, les réalisateurs de Mutafukaz (2018) et Dofus (2016) ont fait le choix judicieux de la 2D ou animation traditionnelle. « C’était risqué car le public est maintenant habitué à l’esthétique 3D des grands studios américains et il est difficile de l’attirer vers autre chose », reconnaît Anthony Roux. Il serait bien dommage de se priver du monde magique de Princesse Dragon qui évoque celui d’Hayao Miyazaki et de son mythique  studio Ghibli. « C’est vrai que, quand elle est petite, Poil ressemble un peu à Ponyo », admet le cinéaste. L’enthousiasme constant de la charmante héroïne comme sa curiosité pousse aussi à la comparaison.

Au moment des fêtes de fin d’année, alors que les films d’animation de qualité sont nombreux, l’adorable Princesse Dragon mérite de rencontrer le public pour sa vitalité et son charme. Ses auteurs préparent un nouveau film dans le même type d’univers, qui ne verra le jour que si celui-ci est un succès. On l'espère, bien évidemment.