« Mon Héroïne » : Noémie Lefort, première Française à « re-tourner » à New York sur les traces de Julia Roberts

TOURNAGE Noémie Lefort, réalisatrice de « Mon Héroïne », est la première Française à « re-tourner » dans la Grosse Pomme depuis l'ouverture des frontières le 8 novembre

De notre envoyée spéciale à New York, Caroline Vié
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Noémie Lefort, sur Time Square à New York pendant le tournage de «Mon héroïne»
Noémie Lefort, sur Time Square à New York pendant le tournage de «Mon héroïne» — Cécile Burban/Universal France
  • Dans « Mon héroïne », une Française fan de cinéma cherche à rencontrer son idole, Julia Roberts.
  • La réalisatrice Noémie Lefort a débuté son tournage à New York dès la réouverture des frontières le 8 novembre.
  • Son équipe et elle sont accueillies à bras ouverts par la population locale.

On tourne à nouveau des films français à New York ! Avec l’ouverture des frontières le 8 novembre, Noémie Lefort est la première à fouler la Grosse Pomme pour y tourner sa comédie Mon héroïne avec  Chloé Jouannet, Pascale Arbillot et Louise Coldefy.

Ce film semi-autobiographique raconte les aventures d’une Rouennaise qui rêve de cinéma et part aux Etats-Unis avec sa mère et sa tante dans l’espoir fou de rencontrer son idole, Julia Roberts. « Pour moi, c’est un rêve devenu réalité, explique à 20 Minutes la réalisatrice normande, qui signe son premier long-métrage. Et c’est d’autant plus merveilleux que les New-Yorkais nous accueillent à bras ouverts. »

Dans la langue de Molière

Les riverains semblent effectivement ravis de revoir un tournage de film français sur le sol américain. Habitués aux exigences du cinéma, ils n’interviennent jamais pendant les prises mais dès que la cinéaste a dit « coupez », ils pressent l’équipe de questions. « Vous êtes français ? » demandent-ils souvent dans une langue de Molière à l’accent chantant avant de sortir leur vocabulaire des dimanches. « Bonjour, comment allez-vous ? », « Voulez-vous coucher avec moi » et « ouh, là, là ! » sont ensuite les phrases les plus entendues autour du plateau.

Même la comédienne Patricia Clarkson , simple passante, s’est arrêtée pour féliciter Noémie Lefort alors qu’elle ne la connaissait pas. « Elle m’a dit que cela faisait du bien de voir le 7e Art rependre vie après la pandémie, raconte la cinéaste. C’est galvanisant de se sentir soutenue, comme portée par une vague d’enthousiasme. » De Time Square à Greenwich Village en passant par des lieux iconiques comme l’immeuble de Carrie Bradshaw dans Sex and the City ou le hall des studios NBC, la jeune Française, très concentrée, se sent comme chez elle.

Règles draconiennes

Cette euphorie n’empêche pas l’équipe rester très prudente en termes de gestes barrières. « Nous sommes testés plusieurs fois par semaine, ce qui me permet d’enlever mon masque pour pouvoir me faire entendre de mes comédiennes », précise Noémie Lefort.

Effectivement, dans le brouhaha de Time Square, il faut parler fort car le tournage doit se dérouler sans déranger les New-Yorkais, ni les nombreux touristes qui se pressent tout autour. « Les règles sont draconiennes, insiste la cinéaste, mais cela fait partie de cette expérience géniale. » Il ne manquerait plus que Julia Roberts herself vienne faire un petit coucou pour que son bonheur soit total.