« The Harder They Fall » : Idris Elba donne des couleurs au western

NETFLIX Le comédien fait vraiment flipper en méchant du western « The Harder They Fall » disponible dès mercredi sur Netflix

Caroline Vié
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Idris Elba, Regina King et Lakeith Stanfield dans «The Harder They Fall» de Jeymes Samuel
Idris Elba, Regina King et Lakeith Stanfield dans «The Harder They Fall» de Jeymes Samuel — David Lee/Netflix
  • Idris Elba joue un bandit poursuivi par un rival qui veut se venger de lui.
  • « The Harder They Fall » de Jeymes Samuel, diffusé sur Netflix, remet les femmes et les hommes noirs au centre d’un western original très réussi.

Idris Elba est la classe personnifiée. Sa prestance est comme toujours remarquable dans The Harder They Fall de Jeymes Samuels, disponible sur  Netflix ce mercredi. Ce western lui permet d’incarner un chef de bande impitoyable que ses sbires font évader de prison et qui doit subir la traque d’ennemis ivres de vengeance.

« Il y a déjà eu des westerns noirs comme Posse de Mario Van Peebles, explique Idris Elba à 20 Minutes. Je crois cependant qu’il est de plus en plus possible de montrer à quel point les Noirs ont été présents dans l’Histoire des Etats-Unis et de rendre leur influence évidente dans tous les genres cinématographiques. » Get Out et Us de Jordan Peele puis Candyman de Nia Da Costa ont ouvert la brèche pour le cinéma d’horreur. Le réalisateur Jeymes Samuel, musicien réputé sous le nom The Bullitts, se lance à son tour avec ce premier long-métrage foisonnant.

Un vrai bandit (ou presque)

« Je connaissais Jeymes depuis longtemps, insiste Idris Elba. Je savais donc qu’il voulait monter ce film qui lui tenait à cœur et qu’il avait une vision très claire de ce qu’il souhaitait raconter. » Ce que voulait révéler le cinéaste ? Ce sont des femmes et des hommes noirs qui viennent torpiller les codes d’un genre pas vraiment réputé pour représenter l’Ouest américain dans toute sa diversité. Idris Elba y prête sa silhouette flegmatique à Rufus Buck, un hors-la-loi qui a réellement existé et qui a été transformé en méchant d’anthologie par un scénario prenant de grandes libertés avec la réalité historique.

« Mon père était fan de westerns, se souvient Idris Elba. Dans ma famille, on connaissait évidemment Clint Eastwood et John Wayne mais c’était Yul Brynner qu’on admirait le plus. Je le trouvais incroyablement cool. » C’est donc à la star des Sept mercenaires (1960) de Preston Sturges que le comédien a pensé au moment de créer son personnage. « Ce qui m’impressionnait chez les grands acteurs de western est leur côté statique, précise le comédien. Sur les affiches des films mais aussi sur l’écran, ils en imposaient par leur seule présence. »

Le spectateur s’en laisse aujourd’hui imposer par Idris Elba. Il se montre aussi charismatique qu’inquiétant face à des cow-boys armés jusqu’aux dents mais aussi à des femmes fortes (Regina Hall et Zazie Beetz) qui partagent avec lui la vedette de ce western original.