« Les Fantasmes » : Les frères Foenkinos les partagent avec des stars pour notre plus grand plaisir

SEXY Une pléiade de noms connus est à l’affiche de la comédie délicieusemement coquine, « Les Fantasmes », en salle mercredi

Caroline Vié
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Carole Bouquet et Monica Bellucci dans «Les Fantasmes» de David et Stéphane Foenkinos
Carole Bouquet et Monica Bellucci dans «Les Fantasmes» de David et Stéphane Foenkinos — Bertrand Vacarisas/Gaumont
  • David et Stéphane Foenkinos font partager la vie intime de plusieurs couples dans « Les Fantasmes »
  • Les réalisateurs de « Jalouse » ont réuni des stars comme Karin Viard, Monica Bellucci et Carole Bouquet.
  • Leur humour souvent polisson ne tombe jamais dans la vulgarité

David et Stéphane Foenkinos parlent de sexe et on aime ça. Les Fantasmes qu’ils réalisent à quatre mains est un bonheur d’humour polisson. Ils entraînent une belle galerie de stars dans des sketchs coquins autour de six couples en quête de sensations érotiques.

« On est partis sur des idées classiques comme se filmer ou endosser des costumes pour arriver progressivement à des choses moins courantes, » explique David Foenkinos à 20 Minutes. Le couple lesbien incarné par Monicca Belucci et Carole Bouquet ne connaît l’extase que devant des enterrements tandis que celui de William Lebghil et Joséphine de Meaux a choisi l’abstinence.

Du moral mais pas de morale

« Notre film ne se veut pas comme un état des lieux de la sexualité française, précise Stéphane Foenkinos. Nous avons étudié les comportements de nos héros sans les juger car chacun doit pouvoir agir comme il l’entend tant que les partenaires sont adultes et consentants. » L’humour des frères Foenkinos, leste sans être vulgaire, met l’accent sur les performances d’interprètes complices. Toutes et tous - de Karin Viard à Jean-Paul Rouve en passant par Nicolas Bedos, Céline Sallette, Ramzy Bedia et Denis Podalydès – semblent prendre un plaisir malin à partager les préférences de leurs personnages. « Le format de saynètes mettant en scène des couples était particulièrement commode pour tourner en pleine pandémie, » confie Stéphane Foenkinos.

Cela permet au spectateur de se sentir encore plus proche de protagonistes dont il partage brièvement l’intimité. Les réalisateurs de Jalouse croquent leurs personnages sans les prendre pour des pommes. « La bienveillance est fondamentale dans notre façon de les considérer, insiste David Foenkinos. La moquerie et la méchanceté ne nous intéressent pas. » Leur tendresse teintée d’ironie fait des merveilles pour décrire, entre autres, une jeune femme émoustillée par les larmes de son compagnon. Plus que leurs fantasmes, ce sont les désirs secrets des protagonistes que sonde cette comédie de mœurs qui remonte le moral sans donner de leçon de morale.

Encore plus de fantasmes

« Nous avons dû effectuer un choix entre les différentes pratiques existantes et en laisser pas mal de côté, précisent les frères Foenkinos. Nous avons largement de quoi écrire plusieurs suites. » Ils n’ont pas fini d’explorer les fantasmes de leurs contemporains parmi lesquels le public pourra s’amuser à reconnaître les siens ou à en découvrir de nouveaux.