Festival d’Annecy : Les stars de l'animation retrouvent leurs fans pour une 60e édition hybride

ANIMATION Le 60e Festival international du film d'animation d'Annecy revient dans une formule hybride, en présentiel pour les fans qui peuvent s'y rendre, et en ligne pour tous les autres

Stéphane Leblanc

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La salle de Bonlieu au moment du générique avant la projection d'un film (archives 2019)
La salle de Bonlieu au moment du générique avant la projection d'un film (archives 2019) — L.Gouttenoire/CITIA
  • Le Festival d’Annecy, dont c’est la 60e édition, se tient à la fois en présentiel et en ligne, du 14 au 19 juin 2021.
  • Au programme, des centaines de courts-métrages, une cinquantaine de longs, dont douze pour la seule compétition officielle, des works in progress, des masterclass, des rencontres et des dédicaces dans le respect des gestes barrières.
  • Deux films profitent du Festival pour sortir : le japonais « Josée, le tigre et les poissons », mercredi en salle, et le dernier Pixar, « Luca », vendredi sur Disney+.

Les « lapins » sont de retour. On va de nouveau pouvoir hurler ce mot magique dès qu’une paire d’oreilles apparaît à l’écran. Et lancer quelques centaines d’avions en papier pour patienter avant la séance. Annecy va retrouver son esprit potache dès ce lundi et ce, toute la semaine, en présentiel ou en ligne pour tous ceux qui n’auront pas pu venir – ils étaient 15.000 issus de 110 pays l’an dernier. « Notre édition en ligne l’an dernier a très bien fonctionné, rappelle à 20 Minutes le directeur du festival Mickaël Marin. Et comme on ne savait trop sur quel pied danser cette année, on a travaillé sur les deux formules qu’on peut proposer aujourd’hui. »

Les accréditations, à partir de 20 euros, pour le « plus beau des festivaux », permettent de satisfaire tous les appétits de cinéma. Des films inédits, on en verra partout, tout le temps, dans les salles et sur les écrans, entre 9 h du matin et 23 h le soir, couvre-feu oblige. Deux cents courts et cinquante longs. Ceux que la prochaine cérémonie des César considérera comme les meilleurs de l’année. Rappelons les derniers longs-métrages primés : Ma Vie de Courgette (2016), J’ai perdu mon corps (2019), Calamity (2020)…

Le réalisateur de Calamity, Rémi Chayé, fait d’ailleurs partie du jury cette année, entouré de la journaliste cinéma de 20 Minutes Caroline Vié et de l’ancien directeur artistique du festival Serge Bromberg. Ils auront à départager les douze longs-métrages sélectionnés en compétition officielle, parmi lesquels une forte présence japonaise avec trois films ou La Traversée de la Française Florence Miailhe.

Le court-métrage, « la noblesse de l’animation »

Et puis il y a tous les courts métrages, le format préféré des professionnels, « la noblesse de l’animation », comme l’appelle Marcel Jean : « C’est là qu’on voit la création s’exprimer le plus librement, les grands thèmes qui nous agitent, explique-t-il à 20 Minutes. C’est là que toutes les audaces se révèlent, que les cinéastes font leurs premières armes avant de se lancer dans des longs métrages beaucoup plus coûteux, donc forcément plus consensuels. C’est aussi dans les courts métrages, plus réactifs par rapport à l’actualité, qu’on verra des films inspirés par la pandémie ou le confinement. »

Beaucoup d’autres films seront aussi là pour nous faire oublier le Covid-19. A commencer par les deux longs-métrages qui sortent pendant le festival. Le japonais Josée, le tigre et les poissons, une rencontre sentimentale un peu mystérieuse inspirée par Françoise Sagan, en salles ce mercredi. Et Luca, le nouveau Pixar, une histoire de petits garçons qui cachent aussi un secret (ce sont des monstres marins), disponible dès vendredi sur Disney+.