« Army of the Dead » : Zack Snyder réussit son retour au pays des morts-vivants

ZOMBIES Le réalisateur de « L’Armée des morts » revient au cinéma d’horreur pour le jouissif « Army of the Dead », disponible ce vendredi sur Netflix

Caroline Vié
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Dave Bautista dans Army of the Dead de Zack Snyder
Dave Bautista dans Army of the Dead de Zack Snyder — Netflix
  • Quinze ans après « L’Armée des morts », Zack Snyder renoue avec le mythe des morts-vivants pour « Army of the Dead ».
  • Il y envoie un commando de voleurs chercher un magot dans un Las Vegas infesté de zombies.
  • Humour, suspense et bande-son vitaminée font de ce film une réussite totale.

« Les zombies m’avaient manqué », avoue Zack Snyder à 20 Minutes. Quinze ans après L’Armée des morts, Zack Snyder livre un nouveau film de morts-vivants, Army of the Dead, disponible dès vendredi sur Netflix. Pour son grand retour depuis Justice League (2017), le réalisateur américain montre qu’il est toujours le boss quand il s’agit d’envoyer des humains se faire boulotter par des zombies.

« Les morts-vivants plaisent au public parce qu’ils sont des versions déformées de ce que nous sommes, comme nous si nous avions été privés de notre humanité », explique Zack Snyder dont les nouvelles recrues sont beaucoup plus intelligentes et rapides que les précédentes. Elles n’ont plus le côté pataud et décérébré des monstres popularisés par George A. Romero dans La Nuit des morts-vivants (1968).

Voleurs contre zombies

« Ces zombies ne cherchent pas à conquérir le monde, précise le réalisateur. Ils ont créé leur propre société et ne se montrent agressifs que si l'on vient les provoquer. »

Ce que ne manquent pas de faire les stupides humains qui vont s'en prendre à eux. Une bande de voleurs cupides dirigée par Dave Bautista et Nora Arnezeder, apatés par un magot que Zack Snyder a planqué à Las Vegas, dans des ruines où rôdent également un couple de souverains monstrueux et un tigre terrifiant.

L’humour, tout comme le suspense, ne manque pas dans ce film qui offre une relecture vitaminée d’un grand mythe de l’horreur dont la bande-son accueille aussi bien Elvis Presley que Richard Wagner ou les Cranberries, dont la chanson Zombies est finement utilisée. Un bonheur supplémentaire pour cette œuvre jubilatoire.