Des auteurs des franchises « Alien » et « Star Wars » réclament leurs royalties à Disney

DROITS D'AUTEUR La douzaine d’écrivains concernés a reçu le soutien de plusieurs syndicats d’auteurs

20 Minutes avec agences

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Le personnage de Mickey lors de la réouverture du parc Disneyland à Orlando, en Floride, en juillet 2020
Le personnage de Mickey lors de la réouverture du parc Disneyland à Orlando, en Floride, en juillet 2020 — Zuma / Starface

En novembre dernier, l’auteur Alan Dean Foster a publié une lettre ouverte accusant Disney de ne pas lui avoir versé de royalties pour son travail sur les franchises Alien et Star Wars suite au rachat de Lucasfilm en 2012 et de la 21st Century Fox en 2019. « Mon épouse a de sérieux problèmes de santé, et une forme avancée de cancer m’a été diagnostiquée en 2016. Nous pourrions utiliser cet argent. Ce n’est pas de la charité : juste ce qui m’appartient », a-t-il écrit dans cette lettre relayée par le Hollywood Reporter.

Depuis, de nombreux auteurs ont ajouté leurs voix à celle d’Alan Dean Foster. Le 28 avril dernier, ils ont lancé une initiative via le hashtag #DisneyMustPay (Disney doit payer) avec le soutien de plusieurs syndicats dont la Authors Guild, la National Writers Union et Science Fiction and Fantasy Writers of America.

Comme si rien n’était

Ensemble, ils sont parvenus à dresser une liste des sociétés qui leur doivent de l’agent, toutes étant possédées entièrement ou en partie par Disney. Il s’agit notamment de Disney Worldwide, Marvel Worldwide ou encore Boom ! Studios. Parmi la douzaine d’auteurs concernés, on compte Ann C. Crispin, autrice de la trilogie Han Solo dans l’univers de Star Wars ou encore d’Alien, la Résurrection, et qui est décédée en 2013. Depuis, son veuf a découvert que des rééditions avaient eu lieu sans qu’aucun droit ne soit versé.

Même constat pour Walter Jon Williams qui a écrit Le Nouvel Ordre Jedi – La voie du Destin (2002). « Il semble qu’il se soit bien vendu. Je n’ai jamais reçu de royalties, et je ne sais pas non plus si j’en possède parce que Disney refuse de me le dire », a-t-il fait remarquer à la publication.

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