Déconfinement à Rennes : Le Cinéma Arvor se prépare pour sa première séance

CULTURE Après avoir quitté la rue d’Antrain pour s’installer près de la gare, le cinéma d’art et essai ouvrira pour la première fois ses portes ce mercredi

Jérôme Gicquel

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Eric Gouzannet, directeur du Cinéma Arvor, attend avec impatience les premiers spectateurs.
Eric Gouzannet, directeur du Cinéma Arvor, attend avec impatience les premiers spectateurs. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Avec la réouverture des cinémas mercredi, l’Arvor va enfin pouvoir accueillir ses premiers spectateurs dans le quartier de la gare à Rennes.
  • Installé pendant 38 ans rue d’Antrain, l’équipement va doubler en capacité.
  • Le cinéma d’art et essai compte désormais cinq salles et 767 fauteuils.

Plongées dans le noir depuis plus de six mois, les salles obscures vont retrouver la lumière à partir de mercredi. Tant attendue par les spectateurs et les professionnels du secteur, la date du 19 mai aura également une saveur particulière pour les équipes du Cinéma Arvor à Rennes. Car elles fêteront non pas une réouverture mais une pendaison de crémaillère, dans le respect bien sûr des règles sanitaires.

Annoncé depuis plusieurs années, le déménagement du cinéma d’art et essai sur le parvis sud de la gare a pris plus de temps que prévu. Son ouverture était calée pour le mois de septembre mais la pandémie est venue chambouler tout le calendrier. Le cinéma a donc joué un peu les prolongations dans ses anciens locaux de la rue d’Antrain même si la crise sanitaire l’a privé d’un dernier adieu à son fidèle public. « C’est forcément triste car on aurait souhaité une meilleure fin », regrette Eric Gouzannet, le directeur du cinéma.

Cinq salles et 767 fauteuils dans le nouveau cinéma

Dans le quartier de la gare, toujours en plein chantier, l’Arvor ne sera pas non plus dépaysé. C’est à quelques encablures de là, rue Saint-Hélier, que le cinéma d’art et essai a vu le jour en 1971 sous la forme d’une salle de patronage. Un conflit avec le diocèse a mis fin au bail au début des années 1980 après la programmation d’un cycle de films sur l’homosexualité qui a irrité de nombreux fidèles. « On revient donc sur nos terres même si le quartier a bien changé depuis », souligne Eric Gouzannet.

Le nouveau Cinéma Arvor dispose de cinq salles et de 767 fauteuils, contre deux salles et 369 fauteuils dans l'ancien.
Le nouveau Cinéma Arvor dispose de cinq salles et de 767 fauteuils, contre deux salles et 369 fauteuils dans l'ancien. - J. Gicquel / 20 Minutes

Dans son nouvel écrin, doté de cinq salles et de 767 fauteuils, le repère des cinéphiles s’apprête à découvrir tout le confort des équipements modernes. « L’ancien Arvor avait son charme rue d’Antrain mais il commençait vraiment à être fatigué, indique son directeur. On va donc gagner en confort et en qualité de projection ».

Un projecteur 35 mm a été conservé

Un petit clin d’œil nostalgique attend d’ailleurs les spectateurs avec une réplique du néon rose de la rue d’Antrain qui a été installée dans le nouveau cinéma. « On a aussi gardé un vieux projecteur 35 mm qui pourra servir à l’occasion », sourit le maître des lieux. En attendant l’ouverture, Eric Gouzannet peaufine depuis plusieurs jours la programmation du cinéma « qui pourra accueillir plus de films et mieux les exposer ».

Un projecteur 35 mm de l'ancien cinéma a été conservé.
Un projecteur 35 mm de l'ancien cinéma a été conservé. - J. Gicquel / 20 Minutes

Sept longs-métrages seront ainsi à l’affiche pour la première semaine d’ouverture avec des reprises comme Adieu les cons d’Albert Dupontel et ADN de Maïwenn et quelques nouveautés comme Falling de Viggo Mortensen ou Mandibules de Quentin Dupieux.