Kevin Smith met son prochain film d'horreur en vente sous forme de NFT

CRYPTOMONNAIE Pour le réalisateur de « Jay et Bob Contre-Attaquent », la blockchain est l’avenir de la création artistique

20 Minutes avec agences

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Le réalisateur Kevin Smith et son épouse, Jennifer Schwalbach Smith
Le réalisateur Kevin Smith et son épouse, Jennifer Schwalbach Smith — Faye's Vision/Cover Images

Comme bien d’autres ces dernières semaines, Kevin Smith fait le pari de vendre une œuvre, à savoir Killroy Was Here, son dernier film d’horreur, sous forme de NFT. Pour rappel, les NFT (ou non-fungible token), sont des jetons numériques analogues à un titre de propriété dont le stockage et l’échange passent par la technologie de la blockchain. Pour le dire autrement, l’acquéreur du film en obtiendra les droits de diffusion et de distribution et pourra aussi, s’il le souhaite, en garder l’usage exclusif.

« En tant qu’artiste indépendant, je suis toujours à la recherche d’une nouvelle plateforme à travers laquelle raconter une histoire », a expliqué le réalisateur à Deadline. En effet, comme on va le voir, le choix de Kevin Smith n’a rien d’anecdotique. Féru de culture Web, il y a déjà longtemps qu’il exploite les possibilités offertes par la blockchain.

Plus qu’un happening

« La cryptomonnaie a le potentiel de fournir cela, tout en mettant à profit nos presque 25 ans d’expérience dans la vente d’objets de collection en ligne et dans notre magasin Jay and Silent Bob’s Secret Stash », a poursuivi Kevin Smith en faisant référence à la plateforme de vente d’œuvres numériques de collection qu’il a créé autour de l’univers de son film Jay et Bob Contre-Attaquent.

Avec la vente de son film sous forme de NFT, l’artiste espère avant tout ouvrir la porte à de nouvelles possibilités pour partager et diffuser des œuvres filmées. « Nous n’essayons pas de lever des fonds en vendant des NFT pour un film Killroy. Le film Killroy terminé EST le NFT. Et si ça marche, nous aurons soudain une nouvelle scène sur laquelle moi et d’autres artistes, meilleurs que moi, pourront raconter nos histoires », a-t-il continué.