« The Nightingale » : La vengeance d'une femme bien décidée à en découdre

HORREUR La vengeance d'une femme se dévore à toutes les sauces, surtout les plus corsées, dans « The Nightingale », disponible dès jeudi en VOD et DVD

Caroline Vié

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Le choix de Caro: « The Nightingale », la vengeance d'une femme bien décidée à en découdre — 20 Minutes
  • Dans «The Nightingale », une jeune femme est résolue à massacrer l'officier anglais qui a fichu sa vie en l'air.
  • Aisling Franciosi est la révélation de ce « rape & revenge » à réserver à un public averti.
  • Jennifer Kent, la réalisatrice de « Mister Babadook », a été recompensée à Venise pour ce film brutal mais passionnant.

Elle s’appelle Clare. Et elle est ivre du désir de se venger. L’héroïne de The Nightingale de Jennifer Kent possède la voix mélodieuse du rossignol, l’oiseau qui lui donne son surnom. Mais il ne faut pas s’en prendre à sa famille, ni essayer de rogner ses ailes, à en croire cette fresque ultraviolente disponible le 15 avril en DVD et VOD.

« Clare a été rendue folle de douleur au point de sombrer dans la folie, explique la cinéaste Jennifer Kent dans le dossier de presse. Elle est devenue une force impitoyable mue par une haine dévorante. » La réalisatrice de Mister Babadook (2014) entraîne Aisling Francoisi, un nom à retenir, dans l’Australie sauvage de 1865, là où on envoyait les repris de justice dans l’espoir de ne plus jamais entendre parler d’eux.

Femme contre envahisseur

L’objet de la haine de la femme violée ce sont les envahisseurs anglais qui représentent l’autorité et plus particulièrement l’officier sadique (joué par Sam Claflin terrifiant) qui a décimé les siens. Ce « rape & revenge » (« viol et vengeance ») sauvage ne fait pas l’économie de scènes graphiques brutales qu’elles soient subies ou commises par l’héroïne. La nature luxuriante engloutit les personnages dont un guide aborigène campé par le talentueux Baykali Ganammbar qui fait des débuts prometteurs à l’écran.

Pour un public adulte

Flirtant avec le cinéma d’horreur, ce beau portrait féminin marque durablement tant la réalisatrice ne fait de cadeau à aucun de ses personnages. Récompensée par le prix spécial du Jury à Venise en 2018, Jennifer Kent montre comme une femme poussée à bout peut de devenir redoutable. Ne vous fiez pas à son titre primesautier : The Nightingale, film à la mise en scène implacable, est réservé à un public adulte et averti.