« Wonder Woman 1984 » : Pourquoi ce deuxième volet n'est pas aussi réussi que le premier

SUPERHEROINE Gal Gadot reprend son double rôle dans « Wonder Woman 1984 » qui sort directement en VOD ce mercredi, puis en DVD le 7 avril

Caroline Vié
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Gal Gadot dans «Wonder woman 1984» de Patty Jenkins
Gal Gadot dans «Wonder woman 1984» de Patty Jenkins — Warner Bros
  • Après de nombreux reports, « Wonder Woman 1984 » ne passe pas par la case salles en France.
  • Ce nouvel opus est moins dynamique que le premier même si Gal Gadot et son personnage demeurent attachants.
  • Sans spoiler, on peut quand même avouer que l’intrigue romantique prend trop le pas sur l’action.

Libérée, délivrée ! Wonder Woman 1984 de Patty Jenkins sort enfin en France. La suite de Wonder Woman (2017) a été distribuée en salles et sur la plateforme HBO aux Etats-Unis en décembre dernier. Chez nous, c’est finalement en digital ce mercredi et le 7 avril en vidéo que les cinéphiles vont pouvoir le découvrir après moult reports. 20 Minutes vous dit pourquoi Wonder Woman 1984 n’est pas à la hauteur de cette femme merveilleuse.

Un sérieux manque de rythme

Wonder Woman évoquait la naissance du personnage avec une grande énergie. Est-ce parce que les années 1980 sont moins porteuses ? Ce deuxième volet manque cruellement de rythme. Les scènes de discussions trop nombreuses font d’autant plus faiblir l’attention que l’effet de surprise a disparu.

Trop de comédie romantique

Le film tourne trop à la comédie romantique. Les histoires de cœur empiètent sur l’action. On comprend le cas de conscience auquel fait face l’héroïne, déchirée entre amour et devoir, mais Patty Jenkins force le trait sur le mélodrame comme sur les gags dans la relation entre Diana et Trevor (joué par Chris Pine).

Les méchants en font des caisses

C’était une bonne idée que d’offrir des rôles de méchants à Kristen Wiig et Pedro Pascal (vu récemment en Mandalorian) mais il aurait été judicieux de les contenir un peu davantage. Tous deux se livrent à un tel cabotinage qu’ils finissent par perdre l’essentiel de leur potentiel menaçant.

Des belles séquences d’action

Il faut l’avouer, les scènes de bagarres sont trop rares, mais réussies. Quand Diana Prince laisse la place à la super héroïne pour mettre à mal des mauvais éléments dans un centre commercial ou quand elle fait la course avec des chars d’assaut, elle retrouve de sa superbe. Le spectateur se réjouit de la voir se battre avec autant de grâce que d’efficacité.

Une femme merveilleuse

Wonder Woman est toujours aussi attachante avec son désir d’améliorer le monde et son lasso qui oblige les méchants à dire la vérité. On aimerait juste qu’elle retrouve un peu de mordant car ce deuxième opus qui n’a rapporté que 165 millions de dollars pour l’instant, n’est pas à la hauteur de cette femme merveilleuse. Pourvu que Wonder Woman 3 rachète la mise.