Coronavirus: Comment les salles de cinéma s'apprêtent à réouvrir leurs portes le 15 décembre

BIENTOT A L'AFFICHE Les exploitants des salles de cinéma retrouvent le sourire à l’idée d’accueillir de nouveau des spectateurs... mais dans quelles conditions ? Et pour voir quoi ?

Caroline Vié

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 Consignes sanitaires COVID pour les spectateurs
Consignes sanitaires COVID pour les spectateurs — MASTAR/SIPA
  • Les exploitants des salles de cinéma l'affirment: ils sont prêts à recevoir le public.
  • Un système d’horodatage des billets va permettre de conserver la séance du soir.
  • La programmation devrait être aussi diverse que de bonne qualité pour les fêtes de fin d’année.

Un grand soupir de soulagement. C’est ainsi que les exploitants des salles de cinéma ont accueilli l’annonce présidentielle de la réouverture des cinémas le 15 décembre. Si les « objectifs sanitaires sont atteints », à savoir si le cap de 5.000 contaminations par jour n’est pas dépassé à cette période. A l’arrêt depuis le 29 octobre, et après trois mois de fermeture au printemps, les professionnels avaient bien besoin de cette bonne nouvelle.

« Nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête mais nous sommes optimistes pour l’avenir. : nous serons prêts pour la réouverture », confie Richard Patry à 20 Minutes. Et le président de la Fédération Nationale des Cinémas Français d’expliquer que 25 millions de spectateurs étaient revenus au cinéma après le premier confinement sans que le moindre cluster ne soit à déplorer dans les salles. « Le respect des consignes sanitaires avec port du masque, gel hydroalcoolique, distanciation et gestes barrières est capital, dit-il. Nous sommes des exploitants de salles mais aussi des citoyens ! »

La séance du soir préservée

Les raisons de se réjouir sont nombreuses pour Richard Patry et ses collègues exploitants de salles. Le gouvernement a finalement accepté le principe de tickets horodatés permettant de conserver la séance de 20h. « Nous avions proposé ce système lors du premier couvre-feu, se souvient-il. Le voir adopter est bénéfique : cela signifie que les spectateurs pourront se rendre au spectacle après le travail ou après leurs courses, puis rentrer ensuite chez eux en toute légalité. » Une aubaine quand on sait que cette fameuse séance du soir est l’une des plus fréquentées.

Pas d’encombrement

Du côté de la programmation, les nouvelles sont également excellentes. « L’an passé, nous avions soixante-trois nouveaux longs-métrages sortis en décembre, commente Richard Patry. Cette année, nous devrions n’en avoir qu’une dizaine. Il n’y aura donc pas d’encombrement dans les salles. » Le 15 décembre, jour J de la réouverture, sera consacré exclusivement aux œuvres brièvement sorties le 28 octobre tels ADN de Maïwenn ou Garçon chiffon de Nicolas Maury. « Nous nous sommes aussi engagés à reprendre des films dont la carrière a été soudainement stoppée et ils pourront ainsi continuer à exister », insiste Richard Patry.

Des anciens et des nouveaux

Miss de Ruben Alvès, Calamity Jane de Rémi Chayé et, bien sûr, Adieu les cons d’Albert Dupontel vont retrouver le chemin de grands écrans. Pour les nouveautés, il va falloir attendre le 16 décembre pour Wonder Woman 1984 de Patty Jenkins ; Mandibules de Quentin Dupieux, Le Peuple Loup de Tomm Moore et Slalom de Charlène Favier. Le Discours de Laurent Tirard et Bac Nord de Cédric Jimenez.  Les Croods 2 de Joël Crawford sont prévus pour la semaine suivante.

La diversité et des festivités

« Il est formidable de voir la diversité et la qualité des films proposés, insiste Richard Patry. Cela va être la fête dans les salles pour tous les genres de cinéma ! Je sais que cela a manqué à bien des spectateurs que nous attendons dans des conditions de sécurité irréprochables. Nous prenons la pandémie au sérieux ». Souhaitons qu’elle ne vienne s’inviter aux réjouissances.