« Poly »: Quelles sont les qualités requises pour que le film de Nicolas Vanier soit un nouveau succès

NATUREL Le réalisateur de « Belle et Sébastien » raconte l’histoire d’amitié entre une fillette et un poney dans « Poly », qui ressort en salle ce mercredi

Caroline Vié

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Elisa de Lambert dans «Poly» de Nicolas Vanier
Elisa de Lambert dans «Poly» de Nicolas Vanier — SND
  • « Poly » est inspiré d’une série télévisée des années 1960.
  • Une petite citadine sympathise avec un poney échappé d’un cirque.
  • La passion du cinéaste pour la nature et sa protection affleure dans ce film au message écologique bienvenu.

EDIT du 18 mai 2021 : Alors que les cinémas rouvrent leurs salles ce mercredi après plusieurs mois de fermeture, 20 Minutes vous propose la relecture de cet article publié à l’occasion de la sortie initiale du film, le 21 octobre 2020.

Nicolas Vanier a trouvé la clef du succès ! Depuis Le Dernier trappeur en 2004, le réalisateur caracole aux sommets du box-office avec des films comme Donne-moi des ailes (2019) ou L'Ecole buissonnière (2017). Il renoue avec l’univers de Cécile Aubry pour Poly dont il avait déjà adapté Belle et Sébastien en 2013

L’histoire d’amitié qui unit une petite citadine jouée par Elisa de Lambert et un poney puise son inspiration dans une série télévisée culte des années 1960. « Cette série a marqué les enfants de l’époque car elle montrait la relation fusionnelle qui peut se développer entre un être humain et un animal », confie le cinéaste à 20 Minutes. Les adultes (Julie Gayet, François Cluzet et Patrick Timsit) se font voler la vedette par l’animal et l’enfant. Depuis le temps que ses films ont du succès, Nicolas Vanier a eu le temps de comprendre ce qui séduit les très nombreux fans de son cinéma.

La sincérité, qualité essentielle

« Je ne sais pas si j’ai un secret pour attirer les gens dans les salles, reconnaît le réalisateur. Je crois simplement que le public sent ma sincérité pour parler de sujets qui me tiennent à cœur. » Ces sujets, l’amour de la nature et la protection des animaux, sont au centre de Poly qui milite contre l’exploitation du héros à la longue crinière soyeuse dans un cirque. Dans les superbes paysages du sud de la France, les aventures d’un duo inséparable font chaud au cœur et délivrent message écologique fort.

L’amour de son sujet

La relation privilégiée entre la fillette et le poney fera sans doute rêver bien des spectateurs. Nicolas Vanier a mis l’accent sur leur complicité pour faire partager leur tendresse mutuelle. « On filme bien ce que l’on aime, avoue-t-il. Des réalisateurs ont su magnifier des actrices parce qu’ils en étaient amoureux et qu’ils parvenaient à faire partager ce sentiment au public. Il en va de même avec ma passion pour la nature qui semble être communicative. » Et transgénérationnelle car toute la famille peut apprécier le film ensemble.

La vérité coûte que coûte

« Je refuse d’utiliser des effets spéciaux ou de filmer séparément les animaux et les acteurs, insiste Nicolas Vanier. Cela me faciliterait peut-être la vie mais je suis persuadé que le public peut sentir la différence entre la réalité et des images fabriquées sur ordinateur. » L’authenticité de ses prises de vues ne fait aucun doute car il laisse le temps à ses comédiens humains ou pas d’oublier la caméra. Cela apporte à Poly un cachet d’authenticité favorisant les émotions extra-larges que le cinéaste veut faire ressentir.

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