« Voyage vers la lune » : Quelles sont les influences qui émaillent ce conte musical et animé ?

NETFLIX Glen Keane, animateur et réalisateur de classiques Disney, passe chez Netflix pour «Voyage vers la lune», disponible sur la plateforme dès vendredi

Caroline Vié

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«Voyage vers la lune» de Glen Keane et John Khars
«Voyage vers la lune» de Glen Keane et John Khars — Netflix
  • Dans « Voyage vers la Lune », une fillette construit une fusée pour aller à la rencontre d'une déesse qui vit sur notre satellite.
  • Ce conte musical et animé tire parti de plusieurs influences pour émerveiller: comédies musicales, peintures et légendes ont inspiré ses créateurs.

Même si le nom de Glen Keane ne vous est pas familier, il est fort probable que vous connaissez son travail. Ce génial animateur et réalisateur a longtemps été l’un des piliers des studios Disney. On lui doit en effet des personnages aussi emblématiques qu’Ariel la Petite sirène, la Bête dans La Belle et la Bête, Aladdin ou Raiponce. C’est pour Netflix qu’il a réalisé, en collaboration avec John Kahrs, le magnifique Voyage vers la Lune.

Une petite fille brisée par la mort prématurée de sa mère y construit une fusée pour aller rendre visite à la Déesse de la Lune qui pourrait persuader son père de renoncer à se remarier. « Au spectateur de décider si elle le fait vraiment ou si elle vit cette expérience en rêve », suggère le réalisateur à 20 Minutes. Mais ce qui est sûr, ce sont les nombreuses influences qui ont émaillé la création de ce conte animé et musical. Et que rappelle ici Glen Keane.

Le « Magicien d’Oz » revisité

Comme Dorothy dans Le Magicien d'Oz de Victor Flemming et King Vidor (1946), l’héroïne quitte un univers banal pour découvrir un monde plein de danger et de couleurs. « On a voulu retrouver le même contraste entre la vie terne de la fillette et ce qu’elle explore quand elle se lance dans l’aventure ! On lui a aussi donné un petit compagnon craquant comme le chien de Dorothy. » Ce lapin blanc va trouver son semblable ou presque dans le paysage lunaire. Là encore, il s’agit d’un clin d’œil la célèbre comédie musicale dont les personnages fantasmés correspondent à l’entourage revisité de la petite fille.

Miro à la rescousse

Trouver le design de personnages et des paysages lunaires n’a pas été une mince affaire. « J’ai eu l’idée de m’inspirer de l’œuvre du peintre Juan Miro (1893-1983) dont l’univers brillamment coloré et complètement délirant me semblait parfait pour dépayser la petite fille tout autant que le spectateur », raconte Glen Keane. Grenouilles géantes et poulets motocyclistes habitent ce monde. Des créatures multicolores nées des larmes de la Déesse de la Lune et dont le côté vitaminé est à l’image d’un film qui reste joyeux pour parler de deuil et de lâcher-prise.

D’après une légende chinoise

La légende chinoise de la Déesse de la Lune est aussi l’un des éléments-clé du film. « Coproduire Voyage vers la Lune avec un studio chinois nous a permis de puiser dans la richesse des contes de ce pays riche en légendes », admet Glen Keane. Cette princesse prisonnière de son passé émeut tout autant que l’héroïne de cette histoire tendre et drôle. Des personnages féminins forts s’y taillent la part du lion et poussent la chansonnette avec autant de talent que de conviction. On est heureux de voyager en compagnie d’un artiste tel que Glen Keane.

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