Lyon : Le 12e Prix du festival Lumière sera décerné aux frères Dardenne cet automne

FESTIVAL Les cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, doubles lauréats de la Palme d’Or à Cannes, recevront cet automne à Lyon le Prix Lumière qui récompense chaque année une personnalité marquante du 7e Art

20 Minutes avec AFP

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Luc (à g.) et Jean-Pierre Dardenne au festival de Cannes, en mai 2016
Luc (à g.) et Jean-Pierre Dardenne au festival de Cannes, en mai 2016 — ALBERTO PIZZOLI / AFP
  • Chaque année depuis 2009, lors du festival de cinéma Lumière, un illustre cinéaste est récompensé pour l’ensemble de sa carrière.
  • Cette année, le 12e Prix Lumière sera remis à Lyon aux frères Dardenne.

Ils vont venir compléter la liste des illustres cinéastes honorés à Lyon, à l’instar de Clint Eastwood, Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Quentin Tarantino ou encore Martin Scorsese. Les cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, doubles lauréats de la Palme d’Or à Cannes, recevront cet automne à Lyon le Prix Lumière qui récompense chaque année une personnalité marquante du 7e Art, ont annoncé ce jeudi les organisateurs du festival.

Les réalisateurs de Rosetta (1999) et de L’Enfant (2005), auteurs de onze longs-métrages à la veine sociale, succèdent au cinéaste américain d’Apocalypse Now Francis Ford Coppola, honoré l’an dernier. « Les Dardenne, c’est l’un des plus beaux surgissements du cinéma contemporain. C’est une vision du monde, un style et une conviction. Un peu comme les Lumière d’ailleurs, dont ils sont, de ce point de vue, parmi les plus beaux descendants », a confié Thierry Frémaux, le directeur de l’événement.

Audiard à l’honneur

A l’occasion de sa 12e édition, organisée du 10 au 18 octobre, le festival rendra également hommage au célèbre dialoguiste et scénariste français Michel Audiard – qui aurait eu 100 ans cette année – avec une grande rétrospective de ses films en copies restaurées. Parmi les autres volets de la programmation déjà connus, figure un hommage à l’œuvre du cinéaste américain Clarence Brown, réalisateur prolifique du studio MGM durant l’âge d’or d’Hollywood (1930-50), période durant laquelle il dirigea notamment Greta Garbo. Une rétrospective sera également consacrée à la filmographie de la réalisatrice new-yorkaise Joan Micklin Silver qui réalisa sept longs-métrages jusqu’en 1998 et dont le tout premier, Hester Street (1975), fut projeté à Cannes et nommé aux Oscars.

Le festival lyonnais, présidé par Bertrand Tavernier, diffusera plusieurs avant-premières de longs-métrages, qui auraient dû être montrés en mai à Cannes, mais aussi une partie de « Cannes Classics », sa traditionnelle sélection de films dédiée aux classiques du cinéma. L’occasion notamment de découvrir une version restaurée de In The Mood for Love (2000), le chef-d’œuvre du réalisateur hongkongais Wong Kar-wai – lauréat du Prix Lumière en 2018 –, à l’occasion des vingt ans de sa sortie.

En marge des projections, la 8e édition du marché international du film classique, rendez-vous réservé aux professionnels de l’industrie du cinéma de patrimoine, se tiendra sous la bannière du Portugal. Lancé en 2009 par l’Institut Lumière, dans le quartier de Lyon où fut inventé le cinématographe en 1895 et où fut tournée La sortie de l’usine Lumière, premier film de l’histoire, le festival se déploie dans l’ensemble des salles de cinéma de l’agglomération. Présenté comme le plus grand festival au monde consacré aux films classiques, il a accueilli 200.000 spectateurs lors de sa dernière édition.