Festival « Annecy online » : On a déniché les meilleures images animées sans mettre le feu au lac

ANIMATION « 20 Minutes » revient sur les plus belles découvertes animées du Festival « Annecy online » qui prend fin ce mardi 30 juin

Caroline Vié
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« Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary » de Rémi Chayé
« Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary » de Rémi Chayé — Gebeka
  • « Annecy online » a permis de prendre le pouls du cinéma d'animation mondiale.
  • Entre films terminés et premières images d’œuvres en devenir, le grand public accrédité peut encore les rattraper jusqu'à ce soir.
  • « 20 Minutes » partage ses plus belles découvertes d'une édition virtuelle particulièrement réussie.

Les plus de 15.000 spectateurs du Festival d'Annecy n’ont peut-être pas eu le bonheur de se promener autour du lac ou de crier le traditionnel « lapin » au début de chaque projection, mais ils ont gagné en liberté ce qu’ils ont perdu en convivialité en picorant dans une sélection très riche. « On est très fiers d’avoir été suivis par les artistes et les productions, fiers d’apporter notre pierre au cinéma d’animation, explique Mickaël Marin, directeur du festival à 20 Minutes. Cette année 2020 on line est un succès: l'ouverture au public en ligne a permis d'enregistrer près de 3.000 accréditations supplémentaires par rapport à l’an passé. »

Grand vainqueur au palmarès, Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé, dont la sortie est annoncée en salle le 14 octobre, a remporté un Grand prix mérité en se penchant sur les jeunes années de la future légende de l’Ouest. 20 Minutes partage ici ses autres découvertes.

Des stars à retrouver

Deux vedettes de cinéma d’animation, bien connues des fans, se sont illustrées à Annecy. Le gentleman cambrioleur de Lupin III The First de Takashi Yamakasi poursuit ses aventures rocambolesques au cinéma le 16 décembre prochain. Il pourrait voler la vedette à l’adorable Petit Vampire de Joann Sfar qui arrive le 21 octobre dans les salles, dans l’espoir de sortir enfin du suaire de sa mère trop protectrice.

De nouveaux venus bienvenus

Une petite fille qui grandit dans la Lettonie des années 1980 dans My Favorite War de Ilze Burkovska Jacobsen. Le Prix Contrechamp 2020 émeut par sa franchise et sa fraîcheur dignes de celle de Marjane Satrapi dans Persepolis. Le très original Kill it and Leave This Town de Mariusz Wilczynski mériterait lui aussi de trouver un distributeur français afin de faire découvrir l’introspection douloureuse, mais passionnante, d’un Polonais dépressif.

Quand la musique est bonne

On-Gaku, notre rock de Kenji Iwaisawa a été récompensé pour sa partition punk qui mêle guitare et flûte à bec. Cette aventure de lycéens qui montent leur groupe est un véritable coup de cœur, tant pour la qualité du son que de ses images. On a adoré !

C’est à l’opéra que The Nose: A Conspiracy of Mavericks d’Andrey Khrzhanovsky a entraîné les jurés qui lui ont accordé le Prix du Jury. Il faut reconnaître que cette plongée dans la Russie stalinienne épate par sa créativité foisonnante, à condition d’avoir la tête solide pour apprécier la bande-son.

Des bonheurs futurs qui font cocorico

L'animation française se porte bien. Des « Work in Progress » ont dévoilé les premières images de films alléchants. Même les souris vont au paradis, coproduction franco tchèque et son héroïne craquante sort au cinéma en janvier 2021. Il faudra attendre davantage pour découvrir Interdit aux chiens et aux Italiens qui évoque le passé de migrant du grand-père du réalisateur, Alain Ughetto, ou Le Sommet des dieux de Patrick Imbert, chronique d’un alpiniste inspirée d’un manga de  Jirō Taniguchi. Ces deux films prometteurs témoignent que la french touch n’a rien perdu de son dynamisme. Vivement l’an prochain !


Une bonne nouvelle qui fait cot

Chicken Run va avoir une suite ! On en caquette de joie. En célébrant les 20 ans du premier film le temps d’un making of, Peter Lord et Nick Park ont annoncé que Ginger, poule volcanique, allait reprendre du service pour une coproduction entre Aardman et Netflix. Le tournage doit débuter l’année prochaine et rendre hommage à la saga Mission : Impossible. On espère le voir projeté un jour avec un public qui criera « poule » au lieu du traditionnel « lapin ».

Et en 2021 ?

En attendant, Mickaël Marin et son équipe pensent déjà à 2021. « Pour l’an prochain, on veut enrichir l’édition physique tout en développant le contenu en ligne, précise le directeur du festival. En bref, continuer à étonner le public. » La façon dont Annecy s’est réinventé en cette période difficile démontre qu’on peut être confiants pour son avenir.