Coronavirus: Le Festival de Cannes ne se tiendra pas du 12 au 23 mai, et pourrait être reporté

PALME D'OR Plusieurs hypothèses sont à l’étude, dont un report de la cérémonie…

20 Minutes avec AFP

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Antonio Banderas, le 25 mai 2019 à Cannes.
Antonio Banderas, le 25 mai 2019 à Cannes. — LOIC VENANCE / AFP

Le Festival de Cannes ne se tiendra pas « aux dates prévues », du 12 au 23 mai, en raison de l’épidémie de coronavirus, mais pourrait être reporté à une date ultérieure, ont annoncé ses organisateurs jeudi soir dans un communiqué de presse.

« Aujourd’hui, nous avons pris la décision suivante : le Festival de Cannes ne pourra se tenir aux dates prévues, du 12 au 23 mai prochains. Plusieurs hypothèses sont à l’étude afin d’en préserver le déroulement, dont la principale serait un simple report, à Cannes, fin juin – début juillet 2020 », indique le communiqué.

« Dès que l'évolution de la situation sanitaire française et internationale nous permettra d'en évaluer la possibilité réelle, nous ferons connaître notre décision », précise le communiqué.

Une décision qui sera prise en concertation avec l'Etat, la Mairie de Cannes (sud de la France) ainsi que les professionnels du cinéma, soulignent les organisateurs qui expriment leur "solidarité" avec les personnes atteintes par le coronavirus. L'édition 2020 doit avoir le réalisateur Spike Lee comme président du jury.

La « décision qui s'imposera »

Après la parution mi-mars d'un article évoquant une annulation pure et simple, le festival avait assuré qu'aucune décision n'était prise, renvoyant à mi-avril, au moment où les organisateurs devaient dévoiler leur sélection de films en lice pour la Palme d'or.

Le festival « étudie avec attention et lucidité l'évolution de la situation nationale et internationale en concertation avec la Ville de Cannes et le CNC » (Centre national du cinéma et de l'image animée). « Ils prendront ensemble, le moment venu, autour de mi-avril, la décision qui s'imposera », affirmait-il alors sur Twitter. «On reste raisonnablement optimistes en espérant que le pic de l'épidémie soit atteint fin mars et que l'on respire un peu mieux en avril », affirmait début mars Pierre Lescure, son président.