Comment Renée Zellweger est devenue « Judy » Garland

BIOPIC Elle ne ressemble pas à son modèle et pourtant, la comédienne Renée Zellweger est exceptionnelle dans « Judy » en salle ce mercredi

Caroline Vié

— 

Renée Zellwegger dans «Judy» de Rupert Goold
Renée Zellwegger dans «Judy» de Rupert Goold — Pathé
  • Renée Zellweger livre une véritable performance dans la peau de Judy Garland.
  • Son talent est le principal atout d'un film qui revient sur une mauvaise passe à la fin de la carrière de la star du cinéma et de la chanson décédée en 1969.

En 1968, quelques mois avant sa mort, Judy Garland connaît un terrible passage à vide alors qu’elle donne une série de récitals à Londres. C'est l'incarnation de la star au cours de ces quelques mois difficiles dans Judy de Rupert Goold qui ont valu à Renée Zellweger d'obtenir Oscar et Golden Globes cette année.

« C’était dur d’incarner quelqu’un qui a tant compté pour moi comme pour des millions de personnes », a-t-elle confié à la presse anglaise. La reconstitution est parfois poussive, mais 20 Minutes explique pourquoi l'actrice n’a pas volé ses récompenses.

Renée Zellweger devient Judy Garland

Les votants des Oscars sont friands de biopic surtout quand ils demandent un vrai travail de métamorphose. Charlize Theron dans la peau de la tueuse Aileen Wuornos pour Monster ou Forest Whitaker en Idi Amin Dada dans Le dernier roi d’Ecosse, Marion Cotillard en Edith Piaf dans La Môme peuvent en témoigner.

Cette fois encore, Renée Zellweger et Judy Garland ne se ressemble pas vraiment. Le chef maquilleur Jeremy Woodhead n’est pas le seul responsable de sa transformation. La comédienne s’est préparée pendant plus d’un an pour acquérir la gestuelle et le phrasé de son modèle. Le résultat est impressionnant.

Elle révèle les deux visages de Judy

Judy Garland, star de grands classiques de la comédie musicale, comme Le Magicien d'Oz en 1939,  Parade de printemps en 1948 ou Une étoile est née en 1954, passe dans le film de moments de flamboyance époustouflants à d’impressionnants épisodes de dépression, souvent alcoolisée.

Au final, Renée Zellweger est tout aussi crédible dansant avec allégresse au milieu de girls emplumées que titubant sur scène sous les huées du public.

Elle chante comme Judy

Renée Zellweger avait déjà fait la démonstration de ses dons pour la chanson dans Chicago (2002) de Rob Marshall. Elle ose ici reprendre des standards de Judy Garland comme Over the Rainbow ou By Myself et elle s’en tire avec les honneurs. Dès qu’elle pousse la chansonnette, l’ex vedette de la saga Bridget Jones fait vibrer le spectateur.

Au bout de quelques minutes de film, le public oublie complètement Renée Zellweger pour ne plus voir que Judy Garland. Connaître ne serait-ce qu’un peu la carrière de cette dernière est assurément un plus pour apprécier Judy. Mais la performance de Renée Zellweger peut aussi donner envie de (re)découvrir l’originale.