« L’Appel de la forêt » : Faux chiens et vrais humains racontent une épopée dans le Yukon

TOUTOUS Harrison Ford et Omar Sy adoptent un chien en images de synthèses pour « L’Appel de la forêt » en salle ce mercredi

Caroline Vié

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Omar Sy dans «L’Appel de la forêt» de Chris Sanders
Omar Sy dans «L’Appel de la forêt» de Chris Sanders — Walt Disney Company

L’Appel de la forêtde Chris Sanders revisite un classique de la littérature d’aventures signé Jack London. Le coréalisateur du premier Dragons et Lilo & Stitch se lance dans les prises de vues réelles sans pour autant délaisser l’animation pour raconter la vie d’un chien qui passe de maître en maître dans l’Amérique sauvage de la ruée vers l’or.

Omar Sy et Harrison Ford font partie des humains que croise le toutou au gré de tribulations qui vont permettre à l’animal de retrouver l’état sauvage. « J’ai donné la réplique au vrai Harrison Ford et à un chien en images de synthèses » confie Omar Sy à 20 Minutes. Ce mélange de techniques résume bien le défi que se sont lancé les créateurs du film.

Terry ce héros…

Pour donner vie à Buck, héros à quatre pattes du film, Chris Sanders n’a pas souhaité utiliser un véritable chien mais il n’a pas voulu que les comédiens soient contraints d’imaginer l’animal pour lui parler. Entre alors en scène Terry Notary, ancien artiste du Cirque du Soleil remarqué dans une scène clef de The Square, qui a étudié les toutous de très près afin d’être en mesure de reproduire leurs mouvements. « Terry était capable de restituer la gestuelle de Buck, se souvient Chris Sanders. Son travail était aussi précis que physiquement exigeant. » Les acteurs avaient ainsi un référent vivant sur le plateau pour livrer leurs performances souvent riches en émotions.

Le roi Buck

Le Roi Lionde Jon Favreau a prouvé qu’il était possible de donner vie à des animaux entièrement numériques. L’Appel de la forêt va encore plus loin en ne dotant pas son héros de la parole. Son ressenti passe exclusivement par son regard et sa façon de se déplacer. « Ma femme a trouvé un chien dans un refuge qui correspond parfaitement à la description que Jack London fait de Buck et nous l’avons donc scanné », se souvient Chris Sanders. Le héros du film est donc un mélange subtil entre technique et réalité, comme les huit autres canidés qui composent l’équipage du traîneau qui distribue le courrier dans le Yukon des années 1890.

Un classique de l’enfance

« Bien que L’Appel de la forêt soit un classique de l’enfance, il ne s’agit pas d’un conte de fées, reconnaît Chris Sanders. C’est l’histoire d’un personnage qui découvre en lui une force qu’il ignorait receler. » C’est certainement une force similaire qui a fait avancer l’équipe du film pour donner vie à cette histoire entre prises de vues réelles et effets spéciaux, entre tradition et modernité.