« The Gentlemen » : A quoi reconnaît-on un (bon) film de Guy Ritchie ?

GANGSTERS Le réalisateur Guy Ritchie convie une belle brochette de stars autour de Matthew McConaughey pour « The Gentlemen » en salles ce mercredi

Caroline Vié

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Guy Ritchie dirige Matthew McConaughey et Charle Hunnam sur « Les Gentlemen »
Guy Ritchie dirige Matthew McConaughey et Charle Hunnam sur « Les Gentlemen » — SND
  • The Gentlemen offre de réjouissantes performances d’acteurs sur fonds de guerre des gangs autour d’un trafic de cannabis.
  • Matthew McConaughey, en caïd de la drogue, y donne la réplique à Hugh Grant, Colin Farrell, Eddie Marsan et Charlie Hunnam.
  • Ce film choral permet au réalisateur de Snatch de retrouver son genre de prédilection : le polar.

Depuis Arnaques, crimes et botanique en 1998, Guy Ritchie s’est imposé comme un cinéaste fort habile pour réunir des vedettes du 7e art autour de lui. The Gentlemenqui met en scène Hugh Grant, Colin Farrell , Charlie Hunnam et Eddie Marsan aux côtés de Matthew McConaughey en est un bon exemple.

« J’avais envie d’orchestrer le télescopage entre le mode de vie de mes personnages et leur business », explique Guy Ritchie dans le dossier de presse de The Gentlemen. Ce polar sur un roi du trafic de cannabis, qui déclenche une guerre en voulant vendre son business, correspond à ce que le réalisateur britannique sait faire le mieux : un film viril et choral où de grands acteurs se donnent la réplique, forts de dialogues ciselés, avec une délectation palpable. 20 Minutes revient sur les ingrédients d’une recette désormais éprouvée.

Savoir bien s’entourer

Dès son deuxième film, Snatch en 2000, Guy Ritchie a confronté Jason Statham, son acteur fétiche, à Brad Pitt et Benicio De Toro. Le cinéaste s’est ensuite assuré les services de Jude Law et Robert Downey Jr pour deux volets de Sherlock Holmes en 2010 et 2012. « Guy sait fédérer ses acteurs autour de lui car il a un côté bon camarade qui fait qu’on se sent à l’aise avec lui », confiait Jason Statham au moment de la sortie de Revolver. Une impression qui se voit à l’écran pendant la projection de The Gentlemen.

Faire vivre de « bons » mauvais garçons

Le film de gangsters est vraiment le genre de prédilection de Guy Ritchie qui sait créer des personnages délirants comme le caïd Dorothy Macha (Ray Liotta) dans Revolver ou celui qu’incarne par Gerard Butler dans Rocknrolla (2008). Dans The Gentlemen, on a un faible pour l’entraîneur de jeunes boxeurs pas vraiment finauds joué par Colin Farrell. « Il n’y a pas beaucoup de gentlemen dans mon film », plaisante Guy Ritchie. C’est ce qui fait le charme des rencontres entre ces hommes prêts à tout pour s’enrichir.

Surprendre en malmenant ses héros

Après avoir transformé  Le roi Arthur en « bad boy qui se découvre un potentiel pour jouer les héros » (en 2017) ou les Agents très spéciaux d’une série trop sage en espions d’un film d’action vitaminé (en 2015), le voici qui métamorphose, de manière aussi joyeusement décalée, Hugh Grant en plumitif maître chanteur. Il y avait longtemps que le comédien britannique n’avait pas été aussi bon que dans ce personnage cupide qui met à mal son image de séducteur. Le voir essayer d’arranger ses affaires face à un Charlie Hunnam impavide est tordant. A l’image du film tout en entier.