VIDEO. « Bad Boys For Life »: Au royaume des buddy movies, les deux font la paire

DUO DE CHOC Will Smith et Martin Lawrence reforment leur duo délirant dans « Bad Boys For Life », ce mercredi en salle, mais bien d’autres binômes illuminent régulièrement les écrans

Caroline Vié

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Martin Lawrence et Will Smith dans «Bad Boys For Life» de  Adil El Arbi et Bilall Fallah
Martin Lawrence et Will Smith dans «Bad Boys For Life» de Adil El Arbi et Bilall Fallah — Sony Pictures France
  • Dix-sept ans après « Bad Boys II », Will Smith et Martin Lawrence reprennent du service en flics déjantés.
  • Leur duo fait partie d’une tradition de binômes cinématographiques fameux, les buddy movies ou films de potes.
  • L’opposition entre deux personnages complices est une recette qui a fait ses preuves.

Que ferait Will Smith s’il n’avait pas Martin Lawrence dans la saga Bad Boys dont le troisième volet, Bad Boys For Life de Adil El Arbi et Bilall Fallah sort ce mercredi ? Les binômes de cinéma sont une valeur sûre et ce polar qui caracole au sommet du box-office américain depuis ce week-end le démontre une fois de plus.

« C’est merveilleux de se retrouver après tout ce temps », déclare Will Smith qui avait déjà donné la réplique à son complice deux foisen 1995 et 2003. De L’Arme fatale à La Chèvre en passant par Men in Black ou La Grande Vadrouille, le 7e Art a multiplié ce que les Américains appellent les « buddy movies » « ou « films de potes ». Des duos dépareillés unis, souvent malgré eux, par des circonstances qu’ils ne contrôlent pas doivent y copiner pour se tirer d’affaire. Laurel et Hardy et Abbott et Costello constituent un bel exemple de cette complémentarité dans l’adversité souvent conçue pour provoquer l’hilarité du spectateur.

On prend les mêmes…

Les duos les plus réputés comme les Bad Boys de Will Smith et Martin Lawrence reprennent carrément leurs rôles pour plusieurs films à la plus grande joie de leurs fans ravis de retrouver les mêmes personnages pour de nouvelles aventures. Comme eux, Eddie Murphy et Nick Nolte pour 48 heures ou Mel Gibson et Danny Glover pour la saga L'Arme fatale ont remis le couvert. Ou Will Smith (toujours lui) pour les Men in Black qui avait pour partenaire Tommy Lee Jones. A chaque fois, le spectateur a le plaisir de retrouver les acteurs autant que leurs personnages.

Potes quel que soit le rôle

Une autre solution consiste à reprendre les mêmes interprètes mais dans d’autres rôles afin de profiter de l’alchimie entre les acteurs et de la complicité que ressent le public à leur égard. C’est la méthode notamment employée par Francis Veber, réunissant Gérard Depardieu et Pierre Richard pour La Chèvre (1981), Les Compères (1983) et Les Fugitifs (1986) ou par Gérard Oury qui s’offrit le tandem Louis De Funès/Bourvil pour Le Corniaud (1965) puis La Grande Vadrouille (1966). Eric & Ramzy ont plus récemment perpétué cette tradition.

Solo pour des duos

Tom Cruise et Dustin Hoffman ont immortalisé Rain Man pour Barry Levinson.  Thelma et Louise alias Susan Sarandon et Geena Davis sont inséparables pour les cinéphiles depuis 1991 grâce au film de Ridley Scott. Pour ces duos-là, pas besoin de doubler la mise pour marquer les esprits. Les Bad Boys, quant à eux, ont déjà un quatrième volet de leurs aventures en projet.