Affaire Adèle Haenel : La garde à vue de Christophe Ruggia, accusé d'« attouchements » par l’actrice, prolongée

#METOO Le réalisateur est accusé d’attouchements et de harcèlement sexuel par l’actrice Adèle Haenel, alors qu’elle était mineure

20 Minutes avec AFP

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Christophe Ruggia est accusé d'« attouchements » sur mineure et de « harcèlement sexuel ».
Christophe Ruggia est accusé d'« attouchements » sur mineure et de « harcèlement sexuel ». — LAMACHERE AURELIE/SIPA

La garde à vue du réalisateur Christophe Ruggia, accusé d'« attouchements » par l’actrice Adèle Haenel, a été prolongée à l’issue des 24 premières heures, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet de Paris.

Le cinéaste de 55 ans, qui conteste cette mise en cause, a été interpellé mardi matin avant d’être interrogé à Nanterre, dans la banlieue ouest de Paris, par les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). Cette garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures.

« Agressions sexuelles » sur mineure

La comédienne de 31 ans, récompensée par deux César, affirme avoir été victime d'« attouchements » et de « harcèlement sexuel » de la part de Christophe Ruggia quand elle était âgée de 12 à 15 ans. Ces agissements se seraient notamment produits durant le tournage du film Les Diables (2002) réalisé par Christophe Ruggia et dans lequel apparaît Adèle Haenel, alors âgée de 13 ans.

Après avoir témoigné auprès de Mediapart et refusé dans un premier temps de saisir la justice, l’actrice avait finalement porté plainte quelques jours après l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête pour « agressions sexuelles » sur mineure de moins de 15 ans « par personne ayant autorité » et « harcèlement sexuel ».

« Obtenir la reconnaissance de son statut de victime »

Elle a été entendue par les enquêteurs le 26 novembre et le 2 décembre. Elle a expliqué que ce sont « les dénégations publiques » de Christophe Ruggia qui l’ont « déterminée à obtenir judiciairement la reconnaissance de son statut de victime ». Christophe Ruggia, peu connu du grand public, s’est défendu à plusieurs reprises dans les médias, assurant par exemple avoir « commis l’erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu’une telle posture suscite ».

Ces accusations ont provoqué un séisme dans le milieu du cinéma français, jusque-là resté assez imperméable au mouvement #MeToo. Quelques jours plus tard, de nouvelles accusations de viol portées par une photographe française contre le célèbre réalisateur franco-polonais Roman Polanski ébranlaient de nouveau le milieu du 7e art.