Comment Mohamed Hamidi a monté « Une belle équipe » qui gagne

FOOT Mohamed Hamidi, le réalisateur de « Jusqu’ici tout va bien », a fait appel à d'excellentes actrices pour monter « Une belle équipe » de foot féminin, au cinéma ce mercredi

Caroline Vié

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Une belle équipe de Mohamed Hamidi
Une belle équipe de Mohamed Hamidi — Gaumont distribution
  • Pour sauver leur club, des femmes reprennent l’équipe de foot dont les hommes ont été bannis pour cause de bagarre.
  • Leur initiative se heurte au machisme ambiant malgré leur dynamisme et l’aide d’un entraîneur joué par Kad Merad.
  • « Une belle équipe » montre que ces dames ne s’en laissent pas conter, ni sur le terrain, ni en dehors.

Les joueuses d’Une belle équipe de Mohamed Hamidi ont décidé de remplacer au pied levé les messieurs de leur club exclus des stades pour cause de bagarre. De quoi semer la zizanie dans leur entourage car leur initiative n’est pas du goût de certains hommes qui vont leur mener la vie dure.

« Avant de faire un film sur le foot, j’avais envie de raconter l’histoire d’un collectif féminin, confie le cinéaste à 20 Minutes. C’est un sujet que je connais bien car j’ai été élevé au milieu de six sœurs plus âgées que moi. » Sabrina Ouazani, Céline Sallette et Laure Calamy font partie des actrices qu’il envoie sur le terrain et il les fait coacher par deux complices joués Kad Merad et André Wilms.

Une vraie footballeuse à la manœuvre

« Je trouvais amusant de montrer des femmes ruer dans les brancards », reconnaît le réalisateur. Et c’est effectivement ce que font ces dames avec un enthousiasme vigoureux, n’hésitant pas à envoyer promener mari et enfants pour s’illustrer la balle au pied. « Pour que les comédiennes soient crédibles quand elles jouent, j’ai fait appel Aurélie Meynard pour les entraîner », ajoute-t-il. Cette dernière, ancienne footballeuse pro devenue éducatrice, a pris l’équipe sous son aile. Corinne Petit, joueuse de l'Olympique lyonnais, est églamement visible sur le terrain.

Chacune à sa place

« Si leurs personnages étaient très écrits, il fallait conjuguer leur tempérament et leurs aptitudes car toutes les actrices n’avaient pas le même niveau au départ », confie le réalisateur. Sabrina Ouazani était celle qui connaissait le mieux le foot : elle a donc été placée en attaque. « Elle avait beaucoup joué quand elle était gamine, explique Mohaded Hamidi, mais il a fallu qu’elle retrouve ses bases. » Idem pour ses partenaires qui ont dû travailler d’arrache-pied pour être à la hauteur dans les scènes de matchs, s’aguerrissant au fur et à mesure du tournage.

Comme leurs personnages

« Elles ont un peu suivi le même parcours que leurs personnages, se souvient le cinéaste. Comme dans le film, Kad Merad et Alban Ivanov étaient là pour les encourager. » Mohamed Hamidi a filmé les plans de foot à la fin du tournage et s’est émerveillé des progrès de ses comédiennes. "Elles y ont mis du cœur et ça a payé, on y croit !" s’exclame-il. Le spectateur devient un supporter convaincu de cette Belle équipe parvenant à s’affirmer avec autant d’ardeur sur le terrain qu’en dehors.