« Un vrai bonhomme » : A quels codes faut-il se plier pour devenir un homme, un vrai ?

ADOLESCENCE Un gamin timide apprend à s’affirmer grâce au fantôme de son frère dans « Un vrai bonhomme » en salle ce mercredi

Caroline Vié

— 

Thomas Guy et Benjamin Voisin de «Un vrai bonhomme» de Benjamin Parent
Thomas Guy et Benjamin Voisin de «Un vrai bonhomme» de Benjamin Parent — Ad Vitam
  • Dans « Un vrai bonhomme », un adolescent solitaire peine à s’adapter dans son nouveau lycée.
  • Le spectre de son frère aîné décédé tente de le guider pour le pousser à s’affirmer.
  • Progressivement, le jeune héros doit trouver sa propre conception de la virilité.

« Comment construit-on son identité lorsqu’on est un garçon ? Quel homme veut-on être et, d’ailleurs, c’est quoi, être un homme aujourd’hui ? » se demande Benjamin Parent, réalisateur dUn vrai bonhomme. Son film autour d’un gamin paumé donne des éléments de réponse.

Un adolescent timide (joué par Thomas Guy vu dans L'Heure de la sortie) tente de trouver ses marques dans un nouveau lycée. Il va tenter d’y affirmer sa personnalité, épaulé par le fantôme de son grand frère décédé deux ans plus tôt (campé par Benjamin Voisin, remarqué dans la série Fiertés). Mais quels sont donc les codes auxquels le cadet doit se plier pour devenir un « vrai bonhomme » sans décevoir ses parents interprétés par Isabelle Carré et Laurent Lucas ?

Rester cool et détendu

Pas question d’extérioriser son malaise. Le héros doit cacher ses faiblesses à ses camarades en ne frayant qu’avec les cancres de son établissement. Le fantôme est là pour lui ordonner de rester « cool et détendu » en toutes circonstances et de ne pas fréquenter les « intellos » du lycée. Une attitude parfaite pour détourner les rires quand on est victime d’une blague cruelle mais dangereuse quand elle implique de se mettre en danger ou de trahir la confiance de ses proches.

Etre un play-boy sportif

Le sport, ça vous pose un homme… Et une fille aussi ! Si le spectre est toujours là pour conseiller son jeune frangin qui ne brille pas vraiment sur le terrain de basket, la présence d’une jolie camarade (Tasnin Jamlaoui) se révèle un puissant moteur pour améliorer son jeu. Cette rencontre permet aussi au héros de s’interroger sur sa virilité et la façon dont il souhaite l’exprimer. Il découvre que les recommandations bourrins de son aîné sur les méthodes de séduction à employer pour la conquérir ne sont pas appropriées.

Devenir soi-même

Certes, avoir un spectre de son frère aîné comme conseiller rend des services quand on doit apprendre à danser mais son influence finit par devenir aussi toxique qu’encombrante. Devenir un homme, c’est aussi – surtout ? – savoir se prendre en charge sans plus compter sur cet ami imaginaire pour faire les bons choix comme celui de dire adieu à un fantôme devenu encombrant. C’est ce que fait le héros qui finit par embrasser la vie sans se soucier des recettes périmées que son son frangin fantôme a voulu lui imposer.