Une organisation de cinéastes propose de suspendre Roman Polanski

PROCEDURE La Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs proposera à son assemblée générale de nouvelles règles pour les membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles

20 Minutes avec AFP

— 

Une organisation de cinéastes propose de suspendre Roman Polanski
Une organisation de cinéastes propose de suspendre Roman Polanski — STR/AP/SIPA

Des nouvelles règles qui entraîneront la suspension de Roman Polanski. La Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP), organisation française comptant plus de 200 cinéastes, proposera à son assemblée générale de nouvelles règles pour les membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles, a annoncé lundi son président Pierre Jolivet.

Le conseil d'administration de l'ARP, qui s'est réuni lundi soir, "a voté la mise en place de nouvelles procédures de suspension pour tout membre mis en examen par la justice, et d'exclusion pour tout membre condamné, notamment pour des infractions de nature sexuelle", a indiqué Pierre Jolivet à l'issue de cette réunion.

"L'information judiciaire est toujours ouverte aux Etats-Unis"

"Ce changement de statut sera proposé aux membres et définitivement voté lors de la prochaine assemblée générale. Cette suspension concernerait Roman Polanski, dont l'information judiciaire est toujours ouverte aux Etats-Unis (pour relations sexuelles illégales avec une mineure en 1977) et pour laquelle il a fait l'objet d'une mise en examen", a-t-il ajouté.

Le président de l'ARP a indiqué que la prochaine assemblée générale de l'association se tiendrait au printemps, mais qu'une assemblée extraordinaire devrait être "convoquée pour devoir changer les statuts". La date de cette assemblée extraordinaire "n'est pas arrêtée" à ce stade, a précisé à l'AFP un responsable de presse de l'organisation.

Son film "J'accuse" en tête du box-office

Alors que le réalisateur sort son thriller historique "J'accuse" au cinéma, il a été visé par une accusation de viol de la part de la photographe Valentine Monnier, qui dit avoir été "rouée de coups" et violée par le réalisateur franco-polonais en 1975 à l'âge de 18 ans, en Suisse.

Ce qui n'a pas empêché son film d'arriver en tête du box-office en France sur cinq jours dimanche soir, réalisant le septième meilleur démarrage de l'année pour un film français, selon des chiffres publiés lundi.