VIDEO. « Gemini Man » : Quand Ang Lee clone Will Smith, le spectateur voit double

DOUBLE Ang Lee confronte Will Smith à son double plus jeune dans le film d’action « Gemini Man », en salle ce mercredi

Caroline Vié

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Will Smith dans «Gemini Man» de Ang Lee
Will Smith dans «Gemini Man» de Ang Lee — Paramount Pictures
  • Dans Gemini Man, Will Smith incarne un tueur à gages repenti confronté à un clone de lui-même.
  • Ang Lee se livre à un tour de force technologique dans ce film d’action.
  • L’effet est sidérant quand les personnages se retrouvent face à face.

Deux Will Smtih pour le prix d’un, c’est ce que propose Gemini Man d’ Ang Lee. L’acteur incarne un tueur à gages désireux de prendre sa retraite qui doit affronter Junior, une version plus jeune de lui-même grâce à un système de clonage aussi secret que révolutionnaire.

« Nous aurions pu engager Jaden, le fils de Will Smith, pour jouer son double, explique Ang Lee à 20 Minutes. Mais il n’aurait pas été une réplique parfaite de son père. Nous avons donc décidé que Will ferait les deux rôles. » L’illusion est parfaite et le spectateur reste bouche bée lorsqu’il voit le visage de Junior pour la première fois.

Will Smith face à lui-même

« Will a beaucoup donné, se souvient le réalisateur. Il nous a non seulement fourni des documents sur ses jeunes années, mais il a voulu en retrouver l’essence dans son jeu. C’était un voyage existentiel pour lui. » Son personnage, épaulé par des complices interprétés par Mary Elizabeth Winstead et Benedict Wong, doit à la fois affronter un méchant venimeux ( Clive Owen) et le garçon surentraîné qui n’est autre que lui-même avec trente ans de moins. « Pour rendre ce gamin crédible, il fallait essayer de retrouver ce qu’était Will à cet âge, celui où il commençait à devenir la star que nous aimons tous », déclare le réalisateur.

Une technique sophistiquée

La technique de la capture de mouvement a, bien évidemment, été mise à contribution pour permettre ce prodige. « Les effets spéciaux sont parvenus à un tel degré de sophistication qu’on peut maintenant retravailler chaque détail d’un visage sans que cela altère le jeu de l’acteur comme s’il s’agissait de maquillage numérique », précise Ang Lee. L’effet est sidérant quand le héros se retrouve face à lui-même pour des combats au corps-à-corps ou des scènes de dialogues. « Junior a été intégralement créé en numérique, insiste Ang Lee. C’était long et coûteux mais cela en valait la peine. »

La caméra aussi

Une caméra 3D filmant à 120 images par seconde (au lieu des 24 images par seconde classique) a ensuite permis au cinéaste de fluidifier les mouvements pour des scènes d’actions vertigineuses. « Ces progrès techniques permettent d’offrir une expérience unique au spectateur, martèle Ang Lee. C’est peut-être là que réside l’avenir des salles de cinéma. » Pour vivre Gemini Man pleinement, on ne saurait trop conseiller d’aller voir le film dans une salle équipée en HFR (High Rate Frame), procédé immersif auquel Ang Lee s’était déjà frotté pour Un jour dans la vie de Billy Lynn.