Festival de Deauville : « Mes fils m’en veulent car je n’ai jamais voulu voir mes “James Bond” avec eux », confie Pierce Brosnan

CONFIDENCES Honoré par le festival de Deauville, l’ex-007 s’est confié à 20 Minutes après avoir reçu un accueil chaleureux de la part du public

Caroline Vié

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Pierce Brosnan au festival de Deauville.
Pierce Brosnan au festival de Deauville. — Caroline Vié
  • Pierce Brosnan était à Deauville pour recevoir un prix couronnant l’ensemble de sa carrière.
  • Il a reconnu que le rôle de James Bond avait changé sa vie.
  • Le comédien, moins présent sur les écrans, se passionne pour la peinture et la défense de l’environnement.
 
De notre envoyée spéciale à Deauville, Caroline Vié

Pierce Brosnan a été acclamé par la foule du festival de Deauville où il a reçu un hommage pour l’ensemble de sa carrière vendredi soir. Le lendemain, devant un thé au citron et miel commandé pour soigner sa gorge endolorie, l’ex-James Bond est revenu sur sa carrière pour 20 Minutes.

« Bien que je sois irlandais, je me considère comme un peu comme un acteur américain, dit-il. C’est le cinéma américain qui m’a donné envie de faire ce métier. Je rêvais de devenir Warren Beatty. » Sa filmographie bien fournie lui avait déjà permis de venir plusieurs fois à Deauville notamment pour Thomas Crown de John McTiernan qui lui a permis de reprendre un rôle créé par son idole Steve McQueen.

Sans nostalgie aucune

« Je me suis lancé dans le cinéma parce que je savais que j’avais le physique et le charisme et le talent pour le faire, plaisante-t-il. Il faut connaître ses atouts sans pour autant se montrer narcissique ! » A 66 ans, l’acteur a toujours un sourire enjôleur et l’œil qui frise. La nostalgie, ce n’est pas son truc. Mais alors pas du tout. « Me revoir à l’écran pour le montage réalisé par le festival était un supplice, avoue-t-il. Je ne regarde jamais mes films et mes fils m’en veulent car je n’ai jamais voulu voir mes “James Bond” avec eux. »

Profiter de la vie

Pierce Brosnan ne renie en rien le rôle de l’agent 007. « C’est un cadeau dont je profite encore, raconte-t-il. Partout où je vais, on me parle de James Bond. Ne pas l’assumer serait aussi stupide que destructeur. » C’est donc avec un grand sourire qu’il signe des autographes aux fans qui l’appellent James. Ses passions sont ailleurs : dans la peinture et dans la défense de l’environnement. « Je crois que si je veux des beaux rôles, il va falloir que je me les écrive moi-même et, en ce moment, j’ai envie de profiter de la vie », avoue-t-il.

Amour et travail comme antidépresseurs

Sa façon d’en profiter passe par la production de documentaires en compagnie de son épouse, Keely Shaye Smith. Poisoning Paradise, dénonçant les méfaits des géants de l’industrie agroalimentaire à Hawaï, a été présenté à Cannes l’an passé. « Il faut se bouger pour que les gens prennent conscience de l’urgence environnementale, martèle-t-il. Avec des politiciens comme Donald Trump et Boris Johnson, ce n’est pas gagné. » Pierce Brosnan se veut pourtant optimiste. « L’amour et le travail empêchent de déprimer », confie-t-il. Une belle façon de voir les choses de la vie.