Deauville US: Une manifestation placée sous le double signe des femmes et de la liberté

FESTIVAL Bruno Barde, délégué général du Festival du Cinéma Américain de Deauville, explique les tendances de l’édition 2019

Caroline Vié

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Kristen Stewart dans «Seberg» de Benedict Andrews
Kristen Stewart dans «Seberg» de Benedict Andrews — Memento Films
  • Le Festival du cinéma américain de Deauville se déroule du 6 au 15 septembre.
  • Le directeur général Bruno Barde estime que les cinéastes prennent position contre Donald Trump.
  • Il a souhaité que les femmes soient largement représentées cette année.

La 45e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville surnommé « Deauville US » s’ouvre ce vendredi avec sa compétition, ses avant-premières et la présence de stars aussi prestigieuses que Kristen Stewart, Johnny Depp ou Catherine Deneuve, présidente du jury.

« Comme chaque année, le festival reflète ce qui se passe dans le monde et aux Etats-Unis », explique Bruno Barde, directeur général de la manifestation à 20 Minutes. Fictions et documentaires sont soigneusement sélectionnés pour prendre le pouls de l’Amérique actuelle.

Résolument Anti-Trump

L’Amérique de Donald  Trump en prend pour son matricule dans la sélection. « Les cinéastes ne l’attaquent pas toujours frontalement mais la façon dont ils défendent la diversité est une façon de condamner sa politique, » précise Bruno Barde. De nombreux premiers et deuxièmes longs-métrages en compétition abordent des sujets comme les désordres alimentaires, le racisme et le harcèlement.

Résolument féminin

Catherine Deneuve pour le « grand » jury et Anna Mouglalis, pour le jury Révélation, six films de réalisatrices en compétition : Deauville US met les femmes à l’honneur. « Elles sont au centre des préoccupations des cinéastes même quand ce sont des hommes qui sont derrière la caméra », martèle Bruno Barde. Des artistes fortes comme Geena Davis, Sienna Miller et la romancière Rae DelBianco ont aussi répondu « présentes ».

Résolument engagé

« Les artistes font bouger les choses en montrant l’Amérique telle qu’ils la rêvent et pas comme Trump souhaite la construire », confie Bruno Barde. Cette tendance s’inscrit très clairement dans les films présentés en 2019 que les organisateurs ont souhaité placer sous le double signe de la femme et de la liberté.