«Midsommar»: Pourquoi vous n'aviez jamais eu aussi peur devant un film d'horreur

GORISSIME Le réalisateur de « Hérédité », Ari Aster, prend un malin plaisir à perturber gravement le spectateur dans son nouveau film « Midsommar », en salle le 31 juillet

Caroline Vié

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Jack Reymor et Florence Pugh dans «Midsommar» d'Ari Aster
Jack Reymor et Florence Pugh dans «Midsommar» d'Ari Aster — Metropolitan FilmExport
  • Avec « Midsommar », le réalisateur de « Hérédité » va très loin dans l'horreur en lançant des étudiants américains à la découverte des pratiques d’une secte païenne suédoise.
  • L’angoisse et le gore sont au rendez-vous dans ce conte terrifiant et dérangeant.

Amateurs de films d’horreur, préparez-vous à être secoués ! Midsommar est bien plus traumatisant que les séries B angoissantes auxquelles vous avez pu vous habituer dernièrement avec les sagas Annabelle, Paranormal Activity ou Conjuring

On sait le réalisateur Ari Aster capable de secouer le spectateur depuis Hérédité (2018), électrochoc autour d’une famille dysfonctionnelle. Dans Midsommar, une étudiante traumatisée par la mort de ses proches, accompagne son copain et des potes d’université à un festival suédois champêtre. Et comme vous l’imaginez, elle n’aurait pas dû…

Vous avez dit « perturbant » ?

C’est le cas. « J’aime perturber le spectateur », confiait déjà Ari Aster à la sortie d’Hérédité. Il va encore plus loin ici et ce dès la séquence d’ouverture, mettant en scène une mort violente. Les choses ne s’arrangent pas du tout quand les héros débarquent dans la communauté apparemment pacifique et qu’ils découvrent des tapisseries macabres annonciatrices de choses désagréables.

Vous avez dit « déséquilibrée » ?

L’héroïne, incarnée par Florence Pugh, ne va pas bien dans sa tête. Sa famille pour le moins compliquée et son petit ami peu attentif ont mis un grand désordre dans son ciboulot. Ce ne sont pas les cérémonies inventives des autochtones qui vont améliorer son état metal. Surtout quand ses potes disparaissent un à un.

Vous avez dit « folklore » ?

Il ne faut pas être devin pour se douter que la villégiature des étudiants va plus tourner au massacre façon Hostel qu’à la rigolade en mode Camping. Aster a puisé dans le folklore scandinave pour créer la secte païenne du film. Les âmes les plus sensibles risquent de trouver ses pratiques un poil dérangeantes.

Vous avez dit « lumière » ?

Bien que des choses terrifiantes surviennent et que la terreur monte, Ari Aster a choisi de ne pas avoir recours aux artifices habituels du cinéma d’horreur. Tout se déroule en pleine lumière, sous un soleil éclatant au milieu de fidèles aux vêtements immaculés ce qui en rajoute une louche du point de vue du malaise.

Vous avez dit « en gore » ?

Ari Aster n’a pas peur de montrer des choses qui font très mal. Il sert le gore à belle dose et le rend d’autant plus cruel que les scènes sanglantes interviennent dans un décor idyllique. On recommande notamment un appétissant écrasé de tête avec une massue ou la décoration d’une serre à base d’étudiant mutilé.