«Crawl»: Comment Alexandre Aja fait vraiment peur avec ses alligators très méchants

SUSPENSE Alexandre Aja confronte ses héros à des animaux voraces dans « Crawl » en salle le 24 juillet

Caroline Vié

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Kaya Scodelario dans «Crawl» d'Alexandre Aja
Kaya Scodelario dans «Crawl» d'Alexandre Aja — Paramount France
  • Dans « Crawl », une jeune femme, coincée par un ouragan, tente de survivre face à des alligators.
  • Le réalisateur de « Piranha 3D » Alexandre Aja fait carrément flipper avec ses bestioles affamées.
  • Cette production de Sam Raimi renoue gaillardement avec les séries B horrifiques des années 1980.

Avec Crawl, Alexandre Aja n’a qu’une idée : faire peur, très peur au spectateur. « J’en ai assez des films d’horreur humoristiques », confie-t-il à 20 Minutes. C’est gagné : ce que va endurer une championne de natation ( Kaya Scodelario, vue dans la saga Labyrinthe) face aux alligators du film fait nettement plus trembler que glousser.

C’est lors d’un ouragan en Floride que la jeune femme va se retrouver prisonnière dans le sous-sol de sa maison, alors que le quartier évacué sur la police. « J’ai voulu jouer sur le suspense plutôt que sur le gore », explique le réalisateur. Après Piranha 3-D, il a choisi des bébêtes plus imposantes mais tout aussi agressives pour persécuter son héroïne.

Inspiré de la réalité

Les péripéties que vivent la jeune femme et son père (incarné par Barry Pepper) ont été accumulées pour faire monter la tension du public mais toutes sont réalistes. Notamment les mutilations que les alligators font subir à leurs victimes. « Contrairement aux requins, ces animaux n’ont pas des dents tranchantes, précise Alexandre Aja. Ils désarticulent leurs proies en les secouant. On peut donc survivre plus facilement si on parvient à se dégager de leurs mâchoires. » Le spectateur souffre avec les personnages quand ces derniers se font croquer plus ou moins cruellement. « Je savais que la réalité du film reposait à parts égales sur le réalisme des blessures, les acteurs et les effets spéciaux », insiste le cinéaste.

En images de synthèse

Les alligators ont été créés en images de synthèse mais ils sont parfaitement crédibles. « Un cascadeur en costume vert poursuivait les acteurs pour figurer les animaux sur le tournage, s’amuse le cinéaste. Cela a traumatisé mon fils tant l’effet était étrange, presque plus flippant qu’un véritable alligator. » Les bestioles voraces ont été ajoutées au moment de la postproduction. « Je trouvais intéressant de les faire évoluer dans une maison immergée car cela place le public dans un décor d’autant plus inquiétant qu’il lui est familier. » Une séquence dans une salle de bains se révèle particulièrement marquante.

Des araignées pour la prochaine fois

Cette production de Sam Raimi est une réussite angoissante à souhait, prouvant qu’Alexandre Aja s’y connaît en séries B rythmées comme celles qui faisaient trembler les amateurs de frissons dans les années 1980. Aujourd’hui, il pense à d’autres animaux pour compléter son bestiaire horrifique. « Les araignées me fascinent, avoue-t-il. J’ai lu dans un article que si elles s’organisaient, elles pourraient dévorer l’espèce humaine en moins de six mois ! » Voilà de quoi alimenter ses scénarios et nos cauchemars.

« Piranha 3D » armé jusqu'aux dents