«Annabelle, la Maison du mal»: La poupée maléfique fait aussi peur dans la réalité que sur l'écran

HORREUR Judy Spera, fille du couple de chasseurs de fantômes Lorraine et Ed Warren dans la vie, évoque ses souvenirs d’Annabelle

Caroline Vié

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«Annabelle, la Maison du diable» de Gary Dauberman.
«Annabelle, la Maison du diable» de Gary Dauberman. — Warner
  • Dans le troisième volet d'« Annabelle », la poupée hantée terrorise la fille des exorcistes Lorraine et Ed Warren.
  • La véritable fille des Warren reconnaît que le jouet lui fait toujours peur.
  • Annabelle est toujours exposée dans le musée consacré à l’occulte qu’ont fondé ses parents.

Mais pourquoi est-elle si méchante ? Annabelle, la poupée maléfique ne se lasse pas de faire le mal. Dans Annabelle, la Maison du diable de Gary Dauberman, elle sort une troisième fois de sa vitrine pour terroriser la fille du couple Warren, chasseurs de fantômes révélés au grand public par la saga « Conjuring ».

La gamine, sa baby-sitter et une camarade de classe au passé chargé sont confrontées à toutes sortes de monstres dans ce nouveau volet où le réalisateur, scénariste de Ça, de La Nonne et des précédents volets d’« Annabelle », s’en donne à cœur joie. Il a reçu le soutien de par Judy Spera, la vraie fille de Lorraine et Ed Warren qu’incarne la jeune Mckenna Grace dans le film.

Enfermée à triple tour

« Quand j’étais petite, j’ignorais tout de la profession de mes parents », reconnaît Judy Spera dans un making-of. La fillette se tenait cependant éloignée de la pièce où ses parents entreposaient les objets hantés récoltés au cours de leurs expéditions. « Il fallait bien les ranger quelque part, et j’avais peur de la pièce où ils étaient exposés », se souvient-elle. C’est dans ce musée verrouillé à triple tour et où ils gardaient Annabelle que se déroule une bonne partie de l’action du film. Le cauchemar commence quand l’une des héroïnes libère la poupée en espérant qu’elle va l’aider à contacter son père décédé.

Toujours sous vitrine

« Il m’était rigoureusement interdit d’ouvrir la vitrine d’Annabelle », avoue Judy Spera. Ed Warren considérait la poupée comme l’objet le plus chargé en ondes négatives de sa collection. « C’est Ed lui-même qui me l’a dit : elle peut semer la panique chez ceux qui l’approchent de trop près », confie Tony Spera, mari de Judy et conservateur du musée Warren où le jouet est exposé. Annabelle, la Maison du mal lui confère le pouvoir de faire appel à des êtres peu recommandables, comme une robe de mariée possédée, un loup-garou féroce et prédicateur dévoreur d’âmes.

Fascinante et terrifiante

« Annabelle fascine, reconnaît Judy Spera. Personnellement, elle me terrifie encore et je suis toujours le conseil que m’ont donné mes parents de ne jamais la regarder dans les yeux. » Réalité savamment cultivée et fiction entretenue au fil des films ont fait d’Annabelle une figure emblématique du cinéma d’horreur moderne. Gageons qu’elle n’a pas fini de hanter les cauchemars de Judy Spera comme ceux des cinéphiles, amoureux de frissons. Et si vous voulez davantage d'histoires bien flippantes inspirées de la réalité, le livre Le Bureau des mystères, paru chez Flammarion, a de quoi vous rassasier.