«James Bond»: Rami Malek aurait refusé de jouer un terroriste lié «à une idéologie ou à une religion»

CINEMA L'acteur a accepté d'être le méchant du 25e volet de la saga «James Bond» mais il a posé ses conditions

20 Minutes avec AFP

— 

L'acteur Rami Malek au MET Gala, en mai 2019.
L'acteur Rami Malek au MET Gala, en mai 2019. — Evan Agostini/AP/SIPA

Les vilains stéréotypés sont légion au cinéma. Mais Rami Malek ne voulait pas tomber dans le piège des gros clichés problématiques. Dans une interview publiée ce mercredi dans le Daily Mirror, celui qui incarnera un terroriste dans le vingt-cinquième volet de la saga James Bond a affirmé qu’il aurait refusé ce rôle si celui-ci « reflétait une idéologie ou une religion ».

L’acteur américain d’origine égyptienne s’est donc assuré que ce n’était pas le cas avant de signer son contrat, car il craignant que ses origines puissent être détournées à des fins caricaturales.

Rami Malek a posé ses conditions au réalisateur Cary Fukunaga, confiant lui avoir dit : « On ne peut pas identifier [le personnage] avec tout acte de terrorisme reflétant une idéologie ou une religion (…). Si c’est la raison pour laquelle je suis votre choix, alors vous ne pouvez pas compter sur moi. »

« Un terroriste d’un tout autre genre »

Le cinéaste l’a immédiatement rassuré. Le méchant « est un terroriste d’un tout autre genre », indique Rami Malek que les spectateurs pourront découvrir dans ce rôle en 2020.

L’acteur de 38 ans, oscarisé pour sa prestation en Freddie Mecury dans Bohemian Rhapsody, est issu d’une famille de coptes égyptiens immigrés dans la banlieue de Los Angeles.

Attaché à ses racines, il a estimé en 2018 dans un entretien avec GQ qu'« il n’y avait pas de première génération ni de seconde génération » d’immigrés : « je suis Egyptien ». « J’ai grandi en écoutant de la musique égyptienne. J’aimais Oum Kalthoum. J’aimais Omar Sharif, a-t-il précisé. Je suis tellement épris et intimement lié à la culture égyptienne. C’est la combinaison de qui je suis ».