VIDEO. Marilou Berry: «Je suis la grosse dame de "Quand on crie au loup", chic et vulgaire à la fois»

INTERVIEW Marilou Berry incarne une méchante pour rire dans « Quand on crie au loup » en salle le 3 juillet

Caroline Vié

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Marilou Berry devant et derrière la caméra pour dans «Quand on crie au loup»
Marilou Berry devant et derrière la caméra pour dans «Quand on crie au loup» — Paradis Films
  • Dans « Quand on crie au loup », un gamin de 13 ans affronte des cambrioleurs.
  • Marilou Berry est à la fois devant et derrière la caméra pour cette comédie familiale.
  • Elle a pensé à « Maman, j’ai raté l’avion » et aux « Goonies » pour son film.

Marilou Berry n’a pas l’air commode dans Quand on crie au loup . Elle incarne la méchante haute en couleurs de cette comédie familiale dans la lignée des Goonies et de Maman, j'ai raté l'avion.

Après Joséphine s’arrondit, la jeune actrice est de nouveau devant et derrière la caméra confronter, cette fois, un gamin de 13 ans à l’imagination un peu trop vive à de véritables cambrioleurs dans un immeuble parisien. « A force de crier au loup, il a perdu toute crédibilité, explique-t-elle à 20 Minutes. Si bien que, quand quelque chose arrive vraiment, personne ne le croit plus. » Le bambin va avoir fort à faire pour sauver son grand-père (Gérard Jugnot) et sa voisine ( Bérangère Krief) de malfaiteurs plus bêtes que méchants.

Une méchante truculente

« Dans le film, je suis Romane, la grosse dame du film, très chic et vulgaire à la fois, s’amuse Marilou Berry. J’essaye de reprendre le contrôle de mes frères qui ont cambriolé une bijouterie sans me le dire et sont maintenant arrivés au bout de leurs capacités d’improvisation ! » Cette chef de gang amuse par son côté truculent car la comédienne n’hésite pas à y aller à fond, s’enlaidissant terriblement pour les besoins du rôle. « Ce genre de personnage est jouissif pour une actrice, reconnait-elle. Il offre une grande liberté tant dans l’élaboration de son look que dans son interprétation. »

Peur des pigeons

Son personnage n’a qu’une faiblesse : sa peur maladive des pigeons. « Je trouvais amusant de penser qu’une femme apparemment aussi redoutable soit effrayée par des oiseaux aussi stupides que peu spectaculaires », raconte-t-elle. Romane est entourée d’une bande de bras cassés que le jeune héros affronte avec une ingéniosité remarquable. « Romane a un aspect de sorcière de contes de fées mais c’est pour rire, insiste Marilou Berry. J’ai cherché un équilibre entre la peur qu’elle doit inspirer et son aspect clownesque. »

Plein la figure

La « méchante » en prend plein la figure au gré d’aventures que Marilou Berry a souhaité le plus rythmées possible. « Quand on crie au loup est aussi destiné aux enfants et ces derniers s’ennuient vite, précise-t-elle. J’ai donc multiplié effets spéciaux et péripéties burlesques en gardant un suspense un peu sombre comme dans les récits de Roald Dahl. » Ce mélange de genres différencie son film de bien des comédies actuelles et sera, dans quelques années, un beau cadeau pour son fils dont elle était enceinte pendant le tournage.