Dix raisons qui font du Festival d’Annecy le «plus beau des festivaux»

ANIMATION Woody, Buzz, la reine des Neige, les Playmobils et tant d'autres sont les stars du Festival d'Annecy du 10 au 15 juin

C.V. et S.L.

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Un Playmobil tout heureux d'aller à Annecy pour l'ouverture avec «Playmobil, le film» de Lino DiSalvo
Un Playmobil tout heureux d'aller à Annecy pour l'ouverture avec «Playmobil, le film» de Lino DiSalvo — Pathé
  • Le festival d'Annecy est la grande fête annuelle du cinéma d'animation.
  • Du 10 au 16 juin, auteurs et films réputés ou moins connus sont à l'honneur.
  • Le Japon est au centre de cette édition 2019.

 

De nos envoyés spéciaux Stéphane Leblanc et Caroline Vié

En juin, le lac Annecy et les salles de cinéma alentour s’animent et pas qu’un peu. Le Festival international du film d'Animation et son marché (le MIFA) sont tout simplement l’endroit où les fans de cinéma d’animation et les pros se donnent rendez-vous. Pour au moins dix raisons…

Parce que c’est « le plus beau des festivaux »

Le « plus beau des festivaux », c’est le festival qui s’auto-qualifie ainsi avec l’aplomb d’un sale gosse fier de ses fautes de Français. Annecy, c’est ça : un zeste d’irrévérence pour pimenter une déferlante d’humour. Des avions en papier envoyés de la salle vers l’écran avant chaque projection. Et des « lapins ! » et autres « veau ! », « vache ! » ou « cochon ! » scandés à chaque apparition d’un animal lors du petit film de présentation du festival qui ouvre chaque séance. Ambiance d’enfer garantie.

Parce que les films font leur galop d’essai

Le Festival d’Annecy est tellement réputé pour la bienveillance de son public que les équipes de films insistent souvent pour proposer la première projection de leur film à Annecy. Les productions viennent du monde entier (en majorité des Etats-Unis, de France et du Japon, le pays mis à l'honneur cette année, mais pas seulement) et se présentent sous toutes les formes possibles et imaginables, du court au long-métrage, du film de fin d’étude au dessin animé pour la télé, de l’expérience en réalité virtuelle à la publicité…

Parce que les films (pas terminés) donnent de leurs nouvelles

Entre l’idée d’un film et sa projection sur un écran, il se passe souvent trois, six, neuf ans… Un long bail, en somme. C’est pourquoi les scénaristes, les producteurs et les réalisateurs se retrouvent régulièrement face au public pour présenter l’état d’avancement de leurs travaux. Ce sera le cas cette année de Culottée(s), série adaptée des BD de Pénélope Bagieu dont on pourra découvrir les coulisses en avant première.

Parce que tous les (anciens et futurs) pros sont là.

Onze mille professionnels sont attendus. Des artistes consacrés qui viennent débattre (et parfois dessiner) pour le public, et beaucoup d’étudiants… pour qui le festival est une excellente occasion de se faire connaître. Tous se retrouvent pour disserter sur l’avenir de leurs métiers ou évoquer le passé avec passion et émotion.

Et parce que cette année, les Playmobils envahissent la ville

Les célèbres jouets à la coupe de douille prennent Annecy d’assaut (à dire plusieurs fois, très vite). Ils font l’ouverture de la manifestation avec Playmobil, le film de Lino DiSalvo en salle le 7 août. Un frère et une sœur se trouvent envoyés en plein cœur de l’univers des jouets dans cette production française conçue pour concurrencer la saga Lego. Et il y a de quoi faire entre pirates, dictateur romain, dragon et autres créatures inspirées par les joujoux dont des modèles géants sont dispersés en ville.

Parce que « La Reine des neiges » met le feu au lac

C’est l’un des plus gros succès Disney de ces dernières années avec ces 1,13 milliards d'euros au box-office ! La Reine des neiges prend ses quartiers d’été à Annecy avant la sortie du deuxième volet le 20 novembre prochain. Pour l’instant, on sait juste qu’Elsa, Anna, le renne Sven et le bonhomme de neige Olaf sont rejoints par de nouveaux personnages. On parle d’une quête des deux sœurs pour retrouver leurs parents disparus en mer.

Parce que « Toy Story » joue le jeu

Toy Story 4 de Josh Cooley se montre à Annecy avant sa sortie dans les salles le 26 juin. Pour son premier long-métrage, le scénariste se lance dans le coffre à jouets des grands. Prendre la suite de John Lasseter et de Lee Unkrich n’a rien d’évident. Woody, Buzz et leurs copains sont rejoints par Fourchette, un couvert pas comme les autres doublé par Pierre Niney en français. Cette suite très attendue entraîne les héros dans une fête foraine et un magasin d’antiquités sur des mélodies de Randy Newman.

Parce que les chefs remettent le couvert de « Ratatouille »

Comme à Cannes sur la plage, il y a des projections ouvertes à tous à Annecy, sur une grande pelouse au bord du lac. Celle de mardi est dédiée à Ratatouille, l’excellent film des studio Pixar, et ce sont trois chefs étoilés d’Annecy qui prêteront main forte à Rémy et au jeune Alfredo Linguini du film, pour en faire la présentation.

Parce que l’immense Laguionie se fera tout petit

Avec Michel Ocelot, Jean Laguionie est l’un des maîtres de l’animation française à qui l’on doit de petits bijoux comme Le Tableau et Louise en hiver. Ce magicien modeste présente sa nouvelle œuvre, Le Voyage du prince (sortie le 4 décembre prochain) et sera couronné d’un  Cristal d'honneur, couronnant la carrière exemplaire d’un grand monsieur, aussi humble que talentueux.

Parce que l’animation française (re)prend la main

Face aux trois productions japonaises dont on attend le plus grand bien (sur dix longs-métrages en compétition), notre beau pays ne part pas favori. Même si J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin, déjà couronné à Cannes du Prix de la Semaine de la Critique, lors du dernier au Festival de Cannes, est un candidat sérieux. L'histoire tumultueuse d’une main séparée de son corps qui cherche à le retrouver devrait connaître un beau succès en salle dès le 6 novembre. On en mettrait (presque) notre main à couper.