Sophie Turner dans «X-Men: Dark Phoenix» de Simon Kinberg
Sophie Turner dans «X-Men: Dark Phoenix» de Simon Kinberg — 20th Century Fox

THE END

«X-Men: Dark Phoenix»: En quoi cette fin est plus réussie que celle de «Avengers : Endgame»

« 20 Minutes » explique pourquoi « X-Men : Dark Phoenix », en salle le 5 juin, réussi mieux sa fin que « Avengers : Endgame »

  • Le dernier volet de la saga X-Men est une réussite.
  • Plus sobre qu’« Avengers : Endgame », il émeut davantage.
  • A la fois touchant et spectaculaire, il clôt l’histoire en beauté autour d’une héroïne torturée par des pouvoirs qu’elle ne sait pas contrôler.

Les X-Men, c’est fini… Dark Phoenix de Simon Kinberg est le dernier film mettant en scène James McAvoy dans le rôle du professeur Xavier et Michael Fassbender dans celui d’Erik, alias Magneto.

Quelques semaines après Avengers: Endgame, c’est une nouvelle saga qui se conclut dans les larmes et le sang. Il est impossible de savoir si ce film, où les mutants affrontent l’une des leurs, connaîtra un succès similaire à celui des Avengers. Par contre, 20 Minutes peut dire pourquoi Dark Phoenix est plus réussi qu’Endgame, surtout si vous avez trouvé que le film d'Iron Man et de ses potes n'en finissait pas de finir.

Une héroïne vraiment super

Bien qu'on retrouve les héros habituels  Simon Kinberg a eu la  riche idée de centrer son film sur le personnage de Jean (jouée par la sensible Sophie Turner, vue dans la série Game of Thrones). La jeunesse de son personnage confronté à des pouvoirs paranormaux renforce sa dimension tragique. Comme son personnage n'est pas manichéen, le spectateur s'identifie plus facilement à elle. La performance de la jeune actrice touche parce que le public comprend ce qui l'anime et qu'il ne peut entrevoir de solution pour elle.

Pas le temps de digresser

Et oui, ça n’a l’air de rien mais X-Men : Dark Phoenix ne dure que deux heures soit une heure de moins qu’Endgame. Un détail ? Peut-être, mais cela permet au réalisateur de resserrer l’action. Tout est vite et bien mené sans digression inutile. Ce qui ne veut pas dire que la dimension psychologique des héros est baclée, loin de là. Tous ont leur partition qu'ils interprètent autour Jean. Le spectateur se sent d'autant plus concerné par leur cas de conscience que cette dernière fut leur amie avant de les trahir.

C'est sombre mais c'est si bon

Simon Kinberg a bien compris la leçon donnée par des œuvres plus sérieuses comme Logan. Sans être aussi sombre que l’ultime volet des aventures de Wolwerine, ce dernier volet dégage une gravité qui leur permet de terminer la saga en beauté. On quitte la projection le coeur serré, avec une grande tendresse pour des personnages qui ont gardé un côté humain malgré leurs pouvoirs paranomaux. Plus sombre que Endgame, X-Men : Dark Phoenix malmène les glandes lacrymales sans verser dans le mélodrame.