Festival de Cannes: Tarantino, Loach, Malick et... Almodovar, les snobés du palmarès

PERDANTS Comme chaque année, quelques grands films font partie des oubliés du palmarès

Caroline Vié

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Leonardo DiCaprio et Quentin Tarantino, absents du palmarès.
Leonardo DiCaprio et Quentin Tarantino, absents du palmarès. — James McCauley/REX/SIPA
  • Le jury du Festival de Cannes a oublié quelques grands noms.
  • Ken Loach, Quentin Tarantino, Terrence Malick, Jim Jarmusch ou Marco Bellocchio repartent bredouilles.
  • Leurs films, pourtant réussis, auraient mérité mieux.

Le palmarès de la 72e édition du Festival de Cannes est tombé en apportant son lot de surprises. Parmi celles-ci, l’absence de quelques grands noms du 7e Art parmi les lauréats où les stars n’abondaient pas.

Tarantino rentre bredouille

Quentin Tarantino ne mettra pas une deuxième Palme d’or sur sa cheminée cette année. Le réalisateur de Once Upon A Time... In Hollywood doit se contenter de la Palm Dog, lot de consolation qui couronne le molosse de son film. Ses acteurs Brad Pitt et Leonardo DiCaprio n’ont pas non plus gagné les faveurs du jury malgré leurs performances complémentaires et jouissives, l’un en acteur alcoolo, l’autre en cascadeur nounou.

Sorry pour Ken Loach

Sorry We Missed You dénonce l’ubérisation de la société en racontant comment son métier de livreur fait tourner la vie d’un brave homme au cauchemar. Ni le réalisateur britannique Ken Loach, ni son excellent acteur Kris Hitchen n’ont suffisamment touché le jury pour l’emporter. On est déçus pour eux

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Un prix caché pour Terrence Malick

Le réalisateur, lauréat de la Palme d’or en 2011 pour The Tree of Life n’a pas ému le jury avec Une vie cachée sur l’histoire vraie d’un objecteur de conscience autrichien pendant la Seconde Guerre mondiale. Longtemps donné favori pour la Palme d’or, ce film mystique a été détrôné par la férocité de Parasite.

Une récompense fantôme pour Jim Jarmusch

Pas plus de trophée pour Jim Jarmusch que de survivants dans son film de zombies The Dead Dont Die, présenté en ouverture du festival. Sa pléiade de stars et son humour nonchalant ont été oubliés par le jury qui n’a pas craqué pour Adam Driver, Tilda Swinton et Bill Murray.

Marco Bellocchio « trahi » par le jury

Le Traître, qui retrace la vie du mafioso repenti Massimo Bruscetta a été coulé dans le béton en même temps que son acteur principal, le pourtant excellent Pierfrancesco Favino. Le réalisateur et son interprète auraient pourtant bien mérité d’être distingués.

Toujours pas de Palme pour Pedro

Bon OK, Antonio Banderas a reçu un prix d’interprétation mérité pour Douleur et gloire mais le cœur de Pedro Almodóvar doit être un arc-en-ciel à l’annonce du palmarès. Il y pleut quand il pense à la Palme d’or qui lui échappe une nouvelle fois et il y fait soleil quand il songe à son acteur fétiche. On le comprend tellement ! La prochaine fois peut-être ?