August Diehl et Valerie Pachner dans «Une vie cachée» de Terrence Malick
August Diehl et Valerie Pachner dans «Une vie cachée» de Terrence Malick — Orange Studio Cinéma

PRONOSTIC

«Une vie cachée» de Terrence Malick coche toutes les cases pour remporter la Palme d'or

« 20Minutes » a de bonnes raisons de penser que « Une vie cachée » de Terrence Malick repartira avec la récompense suprême le 25 mai prochain

  • « Une vie cachée » raconte l’histoire d’un objecteur de conscience autrichien pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Terrence Malick en a fait une longue fresque esthétique, doloriste, mystique et philosophique.
  • Le président du jury Alejandro Gonzalez Inarritu devrait être très sensible à ce film qui ressemble, par certains côtés, aux siens.

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

C’était l’émoi pour les cinéphiles présents à la projection de gala d’Une vie cachée. Le réalisateur Terrence Malick était dans la salle alors que cet homme discret est connu pour ne jamais parler à la presse, ni se montrer en public.

Ses deux comédiens August Diehl et Valerie Pachner étaient également là pour présenter l’histoire vraie d’un objecteur de conscience prêt à sacrifier sa vie et celle de sa famille pour ne pas prêter allégeance à Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. « On ne veut pas penser à la Palme d’or pour ne pas porter la poisse au film », déclarent les deux acteurs d’une même voix. 20 Minutes explique malgré tout pourquoi le réalisateur déjà « palmé » en 2011 pour Tree of Life apparaît désormais le mieux placé pour séduire le jury d’Alejandro González Iñárritu.

C’est mystique

L’histoire vraie de Franz Jägerstätter, béatifié en 2007 par Benoît XVI, est faite pour bouleverser Alejandro González Iñárritu, le président mexicain du jury. L’histoire de cet homme qui préfère mourir plutôt que de renoncer à ses convictions et le côté profondément mystique que donne Malick à son film ne peut que toucher au cœur le réalisateur de Babel.

C’est beau

La splendeur des plans composés par Jörg Widmer, le chef-opérateur attitré du maître, devrait aussi couper le souffle du réalisateur de The Revenant. Les montagnes et les campagnes du Tyrol deviennent de véritables tableaux devant la caméra de Terrence Malick. Sa façon de filmer une nature somptueuse et généreuse est l’un des atouts majeurs d’un film aux images intimidantes de beauté.

C’est bouleversant

Alejandro González Iñárritu n’est pas le dernier à aimer faire verser sa larme au spectateur avec des œuvres doloristes comme Biuttiful. Il ne saurait garder un œil sec devant la tragédie de ce couple déchiré par l’Histoire. Comme les spectateurs de la soirée de gala qui ont fait un triomphe à Terrence Malick, on le voit bien sortir une Palme de son mouchoir.

C’est une institution

Terrence Malick est considéré par beaucoup de cinéphiles comme le nouveau Stanley Kubrick. Il est admiré par de nombreux cinéastes dont on imagine bien Iñárritu, mais aussi Pawel Pawlikowski, Alice Rohrwacher, Yorgos Lanthimos ou Enki Bilal faire partie. On comprendrait qu’un film de l’ampleur esthétique et philosophique d’Une Vie cachée peut lui donner d’honorer un confrère aussi prestigieux.