Festival de Cannes: «J'aime multiplier les expériences», explique Adèle Haenel qui présente trois films

RENCONTRE Adèle Haenel s’est confiée à « 20 Minutes » alors qu’elle défend trois films à Cannes et présentait « Le Daim » de Quentin Dupieux en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs 

Caroline Vié

— 

Adèle Haenel dans «Le Daim» de Quentin Dupieux
Adèle Haenel dans «Le Daim» de Quentin Dupieux — Diaphana
  • Adèle Haenel ouvre la Quinzaine des Réalisateurs avec « Le Daim » de Quentin Dupieux qui sort en salle le 19 juin.
  • L'actrice, qui y donne la réplique à Jean Dujardin, défend également deux autres films au Festival de Cannes.

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

Adèle Haenel n’est pas du genre à mâcher ses mots et elle le prouve face à Jean Dujardin dans Le Daim de Quentin Dupieux qui ouvre la Quinzaine des Réalisateurs. Le film est défendu au festival de Cannes, avant de sortir en salle le 19 juin. Adèle Haenel y incarne une serveuse rêvant de devenir monteuse de cinéma dans un délire de fascination pour un blouson.

« La folie de Quentin Dupieux m’amuse, confie Adèle Haenel à 20 Minutes. Mais j’ai beaucoup retravaillé mon personnage pour qu’il corresponde à mes idées féministes. Ras-le-bol des femmes coincées entre la cuisine et la séduction. » Petit à petit, son personnage s’impose jusqu’à devenir aussi dingue que le héros.

Jamais deux sans trois

Sur la Croisette cette année, la jeune femme n’est pas au bout de ses peines car elle présente deux autres films : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma en compétition et  Les héros ne meurent jamais de Aude Léa Rapin (semaine de la critique). « Ce sont des films qui s’inscrivent différemment au niveau de leur financement et de leur position dans le paysage du cinéma », explique la comédienne. Ces trois films témoignent de la versatilité de la comédienne qui aime les nouvelles expériences tout en restant fidèle à Céline Sciamma qui l’avait dirigée dans Naissance des pieuvres. « Portrait de la jeune fille en feu témoigne de la richesse de notre collaboration, insiste Adèle Haenel. Mais j’aime aussi multiplier les expériences, les styles et les façons de travailler. »

Cannes, ce lieu de débat

Passionnée par son métier, Adèle Haenel sélectionne soigneusement ses projets. « J’aime l’idée de lutter contre les clichés sur les femmes, dit l’actrice. Il est certain que cette notion influence mes choix. » Le festival de Cannes est un endroit particulièrement cher à son cœur. « La cinéphilie qu’il génère n’est pas seulement celles des films, mais aussi la passion du débat d’idées », dit-elle.

Cette parenthèse de quelques jours lui fait du bien « On est en dehors du monde et on parle de cinéma, c’est une bonne façon de se ressourcer. » La trentenaire n’a pas fini d’arpenter la Croisette pour défendre des œuvres prometteuses.