VIDEO. «The Dead Don't Die»: Pourquoi les zombies de Jim Jarmusch sont si différents des autres

MORTS-VIVANTS On reconnaît bien la patte de Jim Jarmusch sur « The Dead Don’t Die » qui fait l’ouverture du Festival de Cannes et sort en salle ce mercredi 15 mai

Caroline Vié

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Tilda Swinton dans «The Dead Don't Die» de Jim Jarmusch
Tilda Swinton dans «The Dead Don't Die» de Jim Jarmusch — Abbott Genser/Universal
  • « The Dead Don’t Die » est un film d’horreur à l’humour ravageur.
  • Le réalisateur américain Jim Jarmusch y joue avec les codes du film de morts-vivants.
  • Sa cinéphilie et son style font de « The Dead Don’t Die » une œuvre singulière.

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

Quand Jim Jarmusch lâche une horde de morts-vivants sur une petite ville des Etats-Unis, le spectateur se réjouit. Et quand son film, The Dead Don’t Die, débarque sur la Croisette, c’est la fête !

Le réalisateur américain ouvre le festival avec ce petit bijou d’humour noir qui lui ressemble. 20 Minutes explique en quoi The Dead Don’t Die est différent des autres films de morts-vivants.

1. Cela se résume en deux mots : Jim Jarmusch

Le réalisateur de Paterson ne cherche pas à signer un épisode de The Walking Dead. Son style particulier, tout en joyeuse nonchalance, peut surprendre dans un film de zombies. Mais c’est ce qui fait son charme.

2. Jarmusch est un cinéphile

Les références au cinéma abondent dans The Dead Don’t Die. Des plus évidents (George A. Romero et sa saga des morts-vivants sont beaucoup cités) au plus discrètes la tombe de Samuel Fuller (grand cinéaste décédé en 1997), les clins d’œil abondent.

3. Jarmusch sait s’entourer

Il a appelé ses copains ! Impossible de le citer tous. Adam Driver, Bill Murray, Tilda Swinton, Chloë Sevigny, Nick Cave font partie des potes de Jim Jarmusch, fidèles au cinéaste et à sa filmographie. Tous s’amusent et ça se sent même quand ils ne font qu’une apparition ! Quel bonheur de voir Iggy Pop en zombie accro à la caféine !

4. Jarmusch aime le cinéma de genre

Après le western pour Dead Man, le film de sabre pour Ghost Dog, la voie du samouraï et le film de vampires pour Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch se plonge avec délice dans un autre incontournable de la culture populaire dont on sent qu’il connaît tous les codes. Ce qui lui permet de les détourner.

5. Jarmusch est malin

Pour que son film soit visible par le plus grand nombre, il évite les effusions de sang… mais pas les décapitations, seule façon efficace de tuer des zombies. C’est de la fumée noire qui sort des corps des morts-vivants. Cela permet tous les délires en termes de mutilation en évitant d’être trop gore.

6. Jarmusch dit ce qu’il a à dire

Sous couvert de rigolade horrifique, Jim Jarmusch profite du cinéma de genre pour se rire de l’Amérique actuelle et lâcher un message écologique discret mais très clair. Histoire de rappeler, mine de rien, qu’il ne s’agirait pas que nous finissions tous morts-vivants à force de provoquer Mère Nature !